‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'Arc (volume 2)Chapitre 245 sur 306 · Ibid., p. Li · texte numérisé non relu

Ibid., p. Li

3. Abbé Daaoïs, Histoire du Siège d'Orléans, pp. 65-76. In-80, Orléans, 1894. — Nous ne parlons pas ici du Mystère d'Orlédiis et du paru que l'historien peut en tirer. Il en sera question dans un des Appendices du second volume.

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cliaiilre de Monseig-neur Saint-Denis ». Vallel de \'iri ville, dans la Notice qu'il lui a consacrée, et bon nombre d"auteurs, font de lui le frère d'Alain Chartier, secrctaiie du roi, et de Guillaume Chartier, évêque de Paris à l'époque du procès de réhabilitation. M. de Beaucourt, dans son Histoire do Charles VII {i. I, Introduction, p. lu), dit que c'est une erreur et que ces trois personnag-es n'auraient de commun ([ue le nom.

Nous ne connaissons g-uère de Jean Chartier que ses titres comme religieux et comme éciivain. Prévôt de la Garenne en i43o, de Mareuil en-Brie en i433, il était en i435 commandeur, c'est-à-dire, en quelque sorte', intendant du temporel et hosielier de l'abbaye de Saint-Denis. {Inventaire général des titres de l'abbai/e, t. IV, p. 673.)

En 1437, nous le trouvons « g-rand chantre» du monastère, en même temps qu'historiog-raphe du roi. Il conserva ce dernier titre, qui lui valait 200 livres parisis de traitement annuel, jusqu'à l'avènement de Louis XI (jui le conféra à un moine de Cluny.

L'abbaye de Saint-Denis élant devenue vacante en i44o-4i' Jean Chartier fut un des quatre leligieux désignés par le Parlement pour en administrer le temporel. Il fut « en bruit et en renom sous l'abbé Philippe de Gamaches (i442-63), par commandement de qui il fit la Chronique de Charles VII ». (Vallet deViriville, Notice, p. x )

Cette Chronique ne parut qu'après la mort du Roi, à la fin de 14O1 ou dans l'une des années suivantes (J. Quicherat, t. IV, pp. 5 1-52). Elle ne fut imprimée pour la première fois que dans le Recueil général des grandes Chroniques de France ou de Saijit-Denis, que publia Robert Gaguin en trois volumes in-folio (1476-1477). Elle fig-ure, sans nom d'auteur, en français, dans le troisième volume, à partir du folio 166.

Denys Godefroy, qui l'inséra en iGGi dans son Histoire de Charles VII, donne le nom de l'auleur. Vallet de Viriville en a fait paraître, en iSôS-Sg, une édition revue sur les manuscrits.

Cet érudit, dans ses recherches, avait rencontré un manuscrit latin contenant le récit des premières années de Charles VII, précédé d'un préambule intéressant. Vallet de Viri-

APPENDICE I. CIIUONFQUEURS FRAiNÇAIS. /(By

villt' supposa qu'apiTS avoif écrit ces premières pages en laliii, J. Chartier n'avait plus usé pour la continuation de sa Chronique que de la lang-ue française. Or, M. Kervyn de Lettenhove signalait en 1866 la découverte en Angleterre d'un manuscrit latin de Jean Chartier composé avant les Chroniques françaises. Le R. P. Ayroles a été assez heureux pour obtenir des possesseurs de ce manuscrit copie des pages qui se rapp jrtent à Jeanne d'Arc {La vraie Jeanne d'Arc, t. III, pp. i34-i44)- Dans le volume que nous venons de citer, il a résumé en Appendice (pp. 166 iGg) les particularités de la Chronique latine qui ne se trouvent pas dans la Chronique française.

Les critiques les plus graves font un très mince éloge de Jean Chartier, historien. Ils lui reprochent d'écrire mal en français; son style, ajoutent-ils, est lourd, ditïus, négligent, vulgaire, sans goût (Vallet de Viriville). Il paraît avoir eu recours assez souvent, pour ses chapitres sur la Pucelle, à Cousinot de Montreuil et au héraut Berri (Id., Notice, p. xx.\). Avec tout cela, les pages les meilleures de sa Chronique sont encore celles qu'il a consacrées à Jeanne d'Arc.

L'édition de la Chronique de J. Chartier donnée par Vallet de Viriville a pour titre : Chronique de Charles VIL roi de France, par J. Chartier. Nouvelle édition, revue sur les manuscrits. Trois volumes in-iG, Bibliothèque elzévirienne. Paris, MDGCCLVIII. — Les chapitres qui concernent la Pucelle sont les chapitres xxxh-lxxi, pp. 60-1 25, t. I.

Dans la présente histoire nous ne citons l'édition de V. de Viriville que pour les parties que J. Qulcherat n'a pas reproduites. D'habitude, nous nous en tenons au texte de Quicherat, Procès, t. IV, pp. 51-95.

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