Première partie. — Vie, procès, supplice de l'héruïne, pp. i-i i
Deuxième partie. — Procès de revision, lOo pages. Pièces diverses, indication des manuscrits.
Troisième partie. — Témoignages de divers auteurs sur la Pucelle. Appréciation de sa mission et deses visions, pp. 1-184.
D'après Le Brun de Gharmettes, Leng-let-Dufresnoy « n'aurait fait, dans son récit, que piller outrag-eusement Edmond Richer ».
Dufresnoy rapporte les témoignag-es relatifs à la Pucelle par ordre de temps.
a J'appuie principalement, dit-il, sur les Ang-lais et les
I. Nous nous permettrons de signaler au lecteur la publication récente de V Histoire manuscrite d'K. Richer. Elle vient de paraître (à Paris, chez Desclée et de Brouwer, 3o, rue Saint-Sulpice, 1911-1912) en 2 volumes in-80 de 5oo pag-es environ chacun, avcC introduction, noies, appendices et tahie générale.
[\']i^ LA JEUNESSE DE JEANNE d'aKC.
Bourguignons. Le témoignage favorable d'un ennemi vaut seul une douzaine de témoins qui sont amis, » (3*' partie,
pp. 1,2.)
Arrivé au terme de cet exposé, l'auteur fait remarquer l'accord des ving-t témoins invoqués, en ces termes excellents : « Dès que je vois l'Italien, l'Espag-nol, l'Allemand, le Hollandais, le Flamand et môme I'Anglais s'accorder à dire du bien d'un Français, dès lors je conclus que ce bien est dans le vrai, surtout dès qu'il n'y a point d'intérêt particulier qui les eng-ag-e à dég-uiser la vérité. » {Ibid., p. i35,)
Dans la production de ces témoig-nag-es, Lenglet-Dufresnoy suit l'exemple qu'avaient donné Jean Hordal et Edmond Richer dans leur Histoire de la Pucelle. Mais il ne s'inspire que de lui-même en établissant un parallèle entre Jeanne d'Arc et les Dames françaises ou étrangèies qui se sont rendues célèbres par leur vaillance et par leurs faits d'armes. Telles Jeanne de Flandre, comtesse de Montfort, la comtesse de Tournon, les femmes de Beauvais, Jeanne Laisné, Marie de Pouzzoles, Napolitaine, les dames de Sienne et plusieurs autres (3*^ partie, pp. i54 et suivantes).
Enfin, Leng'let-Dufresnoy résume brièvement les systèmes, au nombre de six, imaginés pour expliquer ce qu'offrent de merveilleux les Voix et la Vie de Jeanne d'Arc. A ses yeux, ce merveilleux et la mission tout entière de l'héroïne ne sortent pas des lois purement naturelles de la Providence.