‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'Arc (volume 2)Chapitre 38 sur 306 · CHARLES V, DIT LE SAGE · texte numérisé non relu

CHARLES V, DIT LE SAGE

Les Grandes Compdgnies et les Anglais. — Dn Gnesclin, ronnélahle. — Relèvement de ta France.

Jean le Bon, en mourant, laissait quatre fils et trois filles, dont l'une était mariée à Charles le Mauvais, roi de Navarre. Celui de ses fils qui lui succéda, et que l'histoire a noznmé Charles V le Sage, « était né vieux ». De bonne heure, il avait beaucoup vu, beaucoup souffert. De sa personne, il était faible et malade. On disait que Charles le Mauvais l'avait empoisonné. Le jeune roi en était resté pâle; il avait une main enllée, ce qui l'empècliait de tenir la lance. Il ne chevauchait t;uère. Où il se plaisait le plus, c'était à Vincennes, à son hôtel de Saint-Paul, à sa royale « librairie » du Louvre. Il lisait, il oyait les habiles, il avisait froidement. Jusque-là on se figurait qu'un roi devait monter à cheval. Charles V combattit mieux de sa chaise '.

Deux maux, dont le moindre semblait mortel, affligeaient le royaume : les Grandes Compagnies et les Anglais. Secondé par le Breton Bertrand Du Guescliu, Charles V débarrassa la France des unes et réprima la jactance des antres.

Lorsque le fils de Jean le Bon monta sur le trône,

I. MiGHELFT, Ilisloire de France, liv. VI, ch;i|). iv. In-8", Paris, i837.

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