Journal d'un Bourgeois de Paris, p
2. Procès, t. I, p. 296. Réponse de Jeanne à l'article lvi du Réquisitoire.
3. Les pèlerins qui visitent la Basilique de Domremy trouveront cette fontaine un peu au-dessous de la Basilique, en obliquant vers le sud-est, à une centaine de mètres à peu près. Les eaux en sont canalisées : elles coulent abondamment dans un réservoir qu'on a ménagé. Un léger toit recouvre et protège la fontaine.
CIIAP, II. A UOMREMY, LES DEUX FOYERS. I yS
venir vivant de cette solitude comme de celle de Bermon!, lorsqu'elle laissait échapper cette exclamation étrang'e : « Si j'étais dans un bois, j'entendrais bien les Voix qui viendraient à moi ' ! »
Dans l'épaisseur du Bois Chesnu, à une centaine de mètres au-dessus du Beau Mai, s'élevait un oratoire en ruines dédié à la Bienheureuse Vierge. Jeannette ne manquait jamais de s'y arrêter quand elle venait au Bois Chesnu : elle y portait des g-uirlandes tressées de sa main, et elle y priait. A;)rès sa mort, en mémoire de l'affeclion qu'elle avait pour ce lieu, on y construisit une chapelle dont la g-arde fut confiée à un ermite et qu'on appela Chapelle de la Pucelle.
Le souvenir de Jeanne a rendu également cher aux gens du pays le vignoble qui couvrait la pente supérieure de la colline entre le Bois Chesnu et le village : ils lui ont donné le nom de vignoble de la Pucelle. Plus d'une fois, dans ce vignoble que Jeanne traversait pour se rendre aux ruines de l'oratoire de Notre Dame, et où souvent elle s'arrêtait, ses saintes protecirices l'entretinrent de la mission que le ciel l'appelait à remplir^.
C'est pour perpétuer toutes ces traditions que la piélé des fidèles et la France reconnaissante ont voulu élever sur la colline du Bois Chesnu, un peu au-dessus de la Fontaine des fiévreux, une basilique en l'honneur de Jeanne d'Arc ; et c'est pareillement pour remercier Dieu des faveurs et grâces extraordinaires dont il lui a plu de combler en sa jeunesse celte enfant de bénédiction.