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bons, affectueux et, de plus, ses proclies parents, pour ne point parler des autres; à ces voyages à Serinaize et ailleurs qui la mettaient aux prises avec les difficultés de la vie ; à ces relations de bon voisinage, excellente école de politesse et d'urbanité : supérieurement intelligente comme l'était la Pucelle, on ne doit pas s'étonner qu'elle en ait supérieurement profité.
Après sa formation familiale et cbrétienne, patriotique et dans une certaine mesure intellectuelle, il ne restait à Jeanne d'Arc, pour la préparer humainement à sa mission, qu'à faire l'épreuve de la vie telle ([u'elle s'imposait en ces temps de guerre et de brigandage, et ([u^k prendre sur le fait dans son clier Domremy celle « [litié » que l'Archange devait bientôt lui montrer régnant dans tout le royaume.
Du reste, avant même les révélations du messager céleste,, l'ombre immense de cette pitié s'étendait jusqu'aux provinces les plus reculées, et tout particulièrement jusqu'au village natal de la Pucelle. Comme on l'a justement remarqué, Domremy, si mince que fût son importance, n'était point autant isolé que plusieurs historiens le supposent. « Une route très fréquentée vers la fin du moyen âge le traversait. Cette route était l'ancienne voie romaine de Langres à Verdun, qui passait par Neufchâteau, Domremy, Vaucouleurs, Commercy et Saint-Mihiel '. » Un transit considérable de marchandi-