‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'Arc (volume 2)Chapitre 94 sur 306 · I . Procès, t. I, p · texte numérisé non relu

I . Procès, t. I, p

cil. nr. ACHEVEMENT DE SA l'IlÉl'ARATIÔN HUMAINE. I()()

un loyauino qu'elle eùl du défeiulre jusqu'à la dernière youlle de sou sang? Cnr, si la signature apposée par le })ère du Dauphin au bas de ce traité n'était que la signature d'un pauvre fou. le consentement qu'avait doniu' la reine Isal)eau, sa femme, elle l'avait donné en ])arfaite connaissance de cause et avec une pleine liberté.

Et parce que les féaux sujets du royaume ne ])ouvaient croire qu'un semblable forfait se consommât, ils se prenaient à espérer, même contre toute espérance. Et à Domremy connue ailleurs, vraisemblablement, on se redisait entre villageois une vieille prédiction attribuée à l'enchanteur Merlin, laquelle annonçait qu'une Pucelle paraîtrait et aurait raison de l'orgueil des Ang-Iais, car « elle chevaucherait siu' le dos de ces archers » auxquels ils étaient redeval)les de leurs fameuses victoires de Crécy, Poitiers et Azincourt ; en sorte que si une femme, Isabeau l'étrang-ère, avait tout perdu, une autre femme, « une Pucelle des Marches de Lorraine, du Bois Chesxu (nemiis qnercosumy , ou du Bois Ciiemj [nenius canutum)' , devait tout sauver.

Des auteurs du temps nous ont conservé le souvenir

de ces prophéties qu'on ne manqua pas d'appliquer à

la Eibératrice d'Orléans. Chiistine de Pisan le remar-

(juait :

« Il fut notoire », dit-elle, « Que Dieu l'eust vers le roy transmise. « Car Merlin et Sibylle et Bède « Plus de cinq cents ans la veïrent ti En esperit et pour remède

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