Jean Chaktier, Procès, t. IV, pp. 67 et suivantes
2. Ibid., t. IV, pp. 59-70. — Perceval de Cagny insinue la même
ibO JEANNE ET SA (( MISSION DE VIE ». l'IIASE GUEKRIEKE.
fit pas sans en avoir donné avis aux principaux chefs, et sans avoir obtenu d'eux (ju'iis prendraient les mesures nécessaires pour tout préparei" en conséquence. En effet, « dès le soir fut faicl tant graiil diligence, que tout fust prest au plus matin et annoncé à la Pucelle ' ». La conviction de la jeune guerrière était qu'il fallait simj)liHer les opérations et qu'il y avait des avantages de toute sorte à se [)orler sur les bastilles de la rive gauche. Celles-ci n'étaient que quatre; sur la rive droite, il y avait sept bastilles ou boulevards; les six autres eussent pu se porter au secours de la bastille attaquée. En outre, les bastilles des Tourelles, des Auguslins, de Saint- Privé, de Saint-.)ean-le-iilânc barraient aux Orléanais tous rapports avec la Sologne et le Berry.
La bastille des Augustins servait d'a[)pui à la bastille des Tourelles <pii était au bout du j)ont d'Orléans. La bastille de Saint-Jean-le-Blanc, en amont du pont, surveillait le passage du fleuve. Toutes deux contribuaient à fermer la ville aux secours et aux vivres venant de la rive gauche. Or, c'était de vivres que l'on avait surtout besoin. Qu'on réussit à s'emparer de ces bastilles, et les communications avec le Berry, l'Auvergne et tout le Midi se trouvaient rétablies".
chose {o/j. cit., [). 7) : « Tous ne la suivirent pas, ainsy (juV'lle s'y attendait. » — Cousinot de Montreuil dit de l'attaque des Tourelles : « Le sabmedy, septiesme jour de may, par l'accord et consentement des bourgeois d'Orléans, mais contre l'opinion et volonté de tons les chefs et capitaines ([ui estoient là de par le I\oy, la Pucelle se partit à tout son ellurl et [)assa la Loire. » {('.hronifjne île la l*ncelli\