VENDREDI 6 MAI, ATTAQUE ET PRISE DE LA BASTILLE DES AUGUSTINS
Le lendemain G mai, Jeanne se leva de bonne heure, se confessa et entendit la messe que frère Pasquerel « chanta devant elle et tous ses gens ».
L'après-midi, «à heure de vespres ' », avec Dunois, les seigneurs de Boussac et de Rais, le sire de Graville, Florent d'Illiers, La Hire et plusieurs autres chevaliers et écuyers, elle passa la Loire entre Saint-Loup et la Tour-Neuve, suivie d'environ quatre mille combattants, et se dirigea vers la bastille de Saint-Jean-le-Blanc^ Lorsque Glasdale s'aperru( du mouvement des Français, il donna l'ordre d'incendier la bastille; quant aux occupants, ils se retirèrent partie dans la bastille des Tourelles, partie dans celle des Augustins-^.
La Pucelle et les capitaines français, voyant Saint- Jean-le-Blanc en flammes, marchent droit sur les deux autres bastilles. Sans attendre que tous les combattants aient pu la rejoindre, Jeanne, suivie d'un petit nombre de gens de pied, vient planter son étendard sur le bord du fossé de la bastille des Augnstins.
Mais les Anglais ne bougent pas et restent abrités derrière les rem[)arls. Le soir approchant, les seigneurs français, « voyant qu'il n'estoit pas possible de prendre