‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'ArcChapitre 111 sur 381 · Chronique de la Pncelle, p · texte numérisé non relu

Chronique de la Pncelle, p

les basiilles, se relirèrenl en une isie qui est devant saint Jehan le Jilanc' ». De leur côté, les combattants se disposèrent à reg'ag'ner les bateaux qui devaient les transporter sur l'autre rive de la Loire. C'est alors que les assiégeants, estimant l'occasion favorable, sortent en masse de leurs retranchements : ils sont rejoints par des hommes d'armes du boulevard de Saint-Priv(r, e( tous ensemble prennent à revers'les Français dans leur mouvement de retraite. Au cri de : « Les Ani^-lais arrivent! Voilà les Anglais! » les Français, saisis de frayeur, se précipitent vers la rivière. Jeanne et La Hire qui, jugeant la journée finie, avaient, comme les autres capitaines, gagn»; la petite île, traversent avec leurs coursiers le bras qui les sépare du rivage^ et viennent essayer d'arrêter les fuyards. Mais tel est l'ettroi de ceux-ci que la jeune guerrière, en s'ettorçant de les rallier, est entraînée malgré elle. Les Anglais s'en aperçoivent et, fiers de ce résultat, poursuivent la Pucelle de leurs invecti\es et de leurs outrages.

Incapable de les supporter, Jeanne se retourne, et secondée par La Hire et les braves gens qui l'entourent, elle marche, son étendard à la main, sur les Anglais (pii l'injuriaient, et les force à reculer. Ce sont eux alors qui « prennent la fuite laide et honteuse ». En ce moment survient le seigneur de Rais, à la tète de vaillants hommes d'armes. Les Français, revenus de leur surprise,

1. Chronique anonyme, p. 33. — L'île en question est celle que le Journal du siège désigne sous le nom d'Ile an droit de Sainl- Aiynnn, et qu'on nomma plus tard Vile aux Toiles. D'après l'abbé Dubois [op. cit., p. 29/)), elle avait 1.800 pieds de long et 3oo de large

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