Procès, t. III, p
poursuivil pas. La Hirc, le seij^iieur de Loré et quelcjues chefs des plus aidents, avec une centaine de lances, coururent apn''s, l'espace de deux à trois lieues, et ramenèrent du butin et des prisonniers'.
Quelques-uns de la çarnison de la cité y mirent plus d'àprelé. « Ils fraj)pèrent sur la queue des Aiu^lais [)ar «livers assauts, tellement (ju'ils i^aynèrent sur eux grosses bombardes el canons, arcs, arbalètes et autre artillerie^. »
Un incident comique marqua cette retraite des Anglais. Les habitants d'Orléans furent fort surpris de voir arriver au milieu d'eux un seigneur français, prisonnier des Anglais, j)ort('' sur les épaules d'un moine Augustin qui avait été chargé de le garder. Ce seigneur, nommé le Bourg du Bar, était tombé entre les mains des Anglais la veille de la journée des Harengs. Talbot, qui espérait eu tirer une riche rauron, avait pris ses précautions pour qu'il ne s'évadât pas : une paire de fers extrêmement pesants enchaînait ses pieds et ne lui permettait de marcher qu'avec peine. Lorsqu'il fallut lever le siège d'Orléans, Talbot chargea son propre confesseur, moine Augustin, de veiller sur son prisonnier jx'udaut la retraite. Mais le prisonnier fit si bien qu'il contraignit son gardien à le prendre sur ses épaules el à le porter à Orléans en cet équipage, ce qui réjouit fort les bons Orléanais. <( Et fut sceu par l'Augustiu beaucoup de la déconvenue des adversaires, car il estoit fort familier de Talbot ^ n
Quant aux l)aslilles ilemeurées debout, les Anglais