‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'ArcChapitre 149 sur 381 · Procès, t. y, pp. II g · texte numérisé non relu

Procès, t. y, pp. II g

Ion, son écuyer, qui « d'elle approchoit soiivcntes fois, et l'aidoil à s'armer ' » ; le duc d'Aleiiçon. (jui fut son compagnon d'armes, aftirmeni ces deux choses :

i^ Que « Jeanne était belle et bien formée' » ;

2" Que néanmoins ni ces deux seigneurs, ni autres quelconques de leurs gens et de leurs écuyers, n'étaient « émus par désir charnel vers elle, ainsi (ju'ils l'ont ouï dire et relater par plusieurs fois -^ ».

Nous avons recueilli précédemment de la bouche des gentilshommes qui conduisirent la Pucelle au Hoi, à propos de la chaste inlluence (ju'elle exerçait autour d'elle, ce même témoignage. Simon Beaucroix, Gobert Thibaut et le chevalier de Gaucourt le rendront pareillement.

Et qu'on n'en cherche pas unicpiemenl rex[)lication dans la réserve, dans la gravité de Jeanne, dans ses nueurs absolument pures (jui faisaient dire à son écuyer, Jean d'Aulon, « qu'il ne croyait pas qu'il put y avoir une femme plus chaste (pie ne l'était la Pucelle^ » ; une explication semblable serait manifestement insuffisante. A des faits qui sortent de l'ordinaire, il faut des causes MOU moins extraordinaires. Or, c'est un fait en dehors de rt)rdre habituel des choses que celle-ci. Des hommes dans toute l'ardeur et la force de la jeunesse, sujets à des habitudes peu réservées, voient chaque jour à côté d'eux une jeune tille de dix-ucuf ans, grande, belle, non moins séduisante par les dons de l'esprit, par les qualités de l'àme que par celles du corps ; ils se trouvent fré-

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