Perceval de Cvgny, op. cit., p
4. Voir, sur cette affaire de Jargeau et sur toute la campagne de la Loire, les dépositions du duc d'Alençon et de Dunois. Procès, l. III, pp. 94-98; pp. i-io.
2 10 JEANNr; ET SA (( MISSION DR VIE ». PHASE GUERRIERE.
fut oiiverl conlre les tours et remparts, il se trouva si bien dirigé que, en trois coups, la bombarde d'Orléans, nommée la Bergère, fit crouler la [)lus grosse tour qui yfùf.
Cette même nuit, Jeanne, fidèle à ses résolutions, somma les Anglais de déposer les aimes et de se retirer. « Rendez la place au Roi du ciel et au gentil roi Charles, leur disait-elle; autrement, il vous mescherra'. w Pour gagner du temps, le comte de Sulï'olk demanda à traiter : la condition (ju'il y mettait était un délai de quinze jours. Le duc d'Alençon et les chefs de l'armée refusèrent; ils exigèrent que la garnison se letiiàt sur l'heure; dans ce cas, les assiégés pourraient emmener leurs chevaux.
Les Anglais eurent alors recours à la Pucelle. Jeanne ne leur garantit que la vie sauve et la facilité d'emporter leurs petites cottes^.
Devant le refus des assiégés, les capitaines français résolurent de ne pas difi'érei" l'attaque. Ils s'assemblèient en conseil pour se concerter et arrêter les mesures à prendre.
Pendaiil (pi'ils délibéraient, on vint les avertir que Suffolk essayait de traiter avec La Hire. Le duc d'Alençon, mécontent, envoie à La Hire l'ordre de cesser la conférence au même instant et de venir au conseil. La Hire obéit et l'assaut fut décidé.
La décision prise, Jeanne ne souffre pas de délai. Dès neuf heures du matin, elle commande aux trompettes
1. Journal du siège, p. 97; — Svmimioiue.n Glvcjn, //is/oire d'Orléans, t. II, p. 282.