‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'ArcChapitre 162 sur 381 · I. Chronique de la Pucelle, p. 3oi · texte numérisé non relu

I. Chronique de la Pucelle, p. 3oi

De son cùlé, la Pucelle ne s'épargnait pas. Avec le jeune duc elle avait été des premières à inaiclier là « où les An^-lais faisaient plus à[)re défense ». Elle était debout sur une échelle, son étendard à la main, la tête couverte d'une simple clia[)eline ', lorsiju'une grosse pierre frappa l'étendard, l'atteignit elle-même à la tête si fort « que, du coup, elle fut contrainte à s'asseoir^ ». Mais, se relevant aussitôt, elle crie aux Fran(;ais :

— Amis, amis, sus, sus! Notre-Seigneur a condamné les Anglais. A celle heure ils sont à nous. Ayez bon courage; montez hardimtMit et entrez dedans. Vous n'y trouverez plus aucune résistance^.

Les Français, que ces paroles enflamment, escaladent les rem[)arts et s'emparent de la place. Ce qui restait de combattants ennemis se relire avec Sulfolk sur le pont. Ils y sont poursuivis par les assaillants et n'ont plus qu'à périr ou qu'à se rendre. Un écuyer d'Auvergne, nommé Guillaume Regnault, j)reiid à partie le commandant Anglais. Suffolk lui demande :

— Es-tu gentilhomme?

— Oui.

— Es-tu chevalier?

— Non.

Alors Suffolk le fait chevalier et lui rend son épée ^

1. Casque lég'er, sans masque ni lîavière. — Procès, t. III, p. 97.

2. Chronique de /a Pucelle, p. 3oi ; — Journal du siège, pp. 98-99.

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