Jean de Wavrin du Forestel, oj). cit., pp
Ce langage, quoique empreint de sagesse, neul pas l'heur de plaiie à Talbot et à la plupart des capilaines.
Le commandant anglais répliqua sèchement (pie, quoi qu'il advînt, il irait cond)altre les Français, avec « l'ayde de Dieu et de monseigneur saint Georg^es ».
En conséquence, ordre fut donné aux hommes de Falslolf d'être prèls le lendemain, 17 juin, à se porter vers la Loire, où le duc d'Alençon et la Pucelle, après avoir occupé la ville de Beaugency, se prépai-aient à alUujuer le jionl et le chàleau. Les Anglais arri\èient à une lieue environ de Meung, du côlé de Beaug^ency. Les Français, avertis de leur approche, marchèreul à leur renconire, au nombre de six mille coml)atlanls, de manière à leur barrer l'accès de la place ' ; mais, au lieu de se déployer dans la plaine et d'en venir aux mains, les troupes royales prirent [josition sur une colline et, de là, observèrent les mouvements de leurs adversaires. Les Anglais, persuadés qu'ils allaient être attaqués, mirent pied à terre et, selon leur" tactique habituelle, s'entourèrent d'une ceinture de pieux présentant la pointe à l'enneuii. Les l'iançais nr, bougeant pas, trois chevaliers envoyèrent deux hérauts les dcMiei- à un combat sing"ulier.
« Pour aiijouidhui, leur lut-il rf'pondu, allez vous loger, car il est turil; demain, au {)laisir de Dieu et de Notre-Dame, nous nous venons de plus près*. »
Les Anglais alors reprirent leur marche vers Meung-. Ils y arrivaient le soir et se logeaient dans la ville. De leur côté, les Français étaient retournés devant Beaugency. Pendant (pie le commandant du château de