Déposition du page de la Pucelle. Procès, t. III, p
Cfl.VP. XX. CAMPAGNE DE LA LOIIIE. PATAY. 22v3
rai (le France, suivis rrun 'grand nomhre de seig-neurs et de la foule des archers et arbalétriers '.
Au moment de se mettre à la poursuite des Ang-lais, ou avait demandé à Jeanne où l'on pourrait les atteindre, a Chevauchez hardiment, répondit-elle, et vous aurez bon conduict'. »
L'armée anglaise, de son côté, s'efforçait de prendre l'avance afin de choisir un terrain favorable, s'il lui fallait livrer bataille, et de s'appuyer sur la forteresse de Janville, si on lui en laissait le temps. Elle faisait retraite avec un ordre parfait. Un chevalier, portant à la main un étendard tout blanc, conduisait l'avant-garde. Entre l'avant-garde et le corps de bataille on avait placé les vivres, l'artillerie et les bagages. Le corps de bataille était dirigé par Talbot et Falstolf. Quant à l'arrière-garde, elle était composée de soldats ang-lais des plus déterminés^.
L'avant-garde des troupes françaises avait chevauché près de cinq lieues sans que les éclaireurs eussent encore aperçu l'ennemi, qui était tout près pourtant, se dissimulant de son mieux. Soudain, un cerf effrayé sort d'un petit bois, et, fuyant à l'opposé des éclaireurs, va se jeter au milieu du corps de bataille des Anglais. A sa vue, ceux-ci poussent un grand cri et révèlent leur présence'^. Quelques instants après, La Hire et Thibault
1. Le document publié par la Revue bleue, l. XLIX, lei' semestre, p. 2o3, présente une ordonnance difFérente de combat du côté des Français. Seulement, l'auteur (pii parle ainsi n'assista pas à la bataille, et celui que nous suivons, Jean de Wavrin du Forestel, y combattit. Procès, t. IV, p[). 4''") et suiv.