Jean Rogiek, op. cit., pp
3. Cliforii(/ue de la Pucelle, loc. cit. ; — Jean Chartier, op. cit., p. 7G. — \'oir plus de détails et le texte même des Lettres d'ahulition dans Le Hnm de Charnicllrs, t. Il, p. 278.
flcment du Roi, des hérauts crièrent « que nul ne fût si hardi, sur peine de \a hart, d'entrer dans les maisons et de prendre rien contre le ^ré et la volonté de ceux de la viNe' ». A neuf heures du matin (lo juillet), Charles, entouré des seigneurs et capitaines, « bien habillés et montés », entrait à cheval dans Troyes recouvrée. Il y entendit la messe, puis retourna dans sa tente. « Les bourgeois renvoyèrent vers lui grands présents de vivres et autres choses. Ils lui firent serment d'être bons et loyaux, et tels se sont-ils montrés depuis^. »
Le gros de l'armée demeura, ce jour-là, dans les champs sous le commandement de messire Ambroise de Loré. Le lendemain, i i juillet, les troupes royales entrèrent dans Troyes et la traversèrent « en belle ordonnance. Les habitants leur tirent grande fête et grande' joie, et ceux de l'armée eurent vivres à plaisir^ ». Dans la journée, Charles VII, après avoir nommé Antoine de Chabannes bailli de Troyes, cpiitlail ses nouveaux sujets et se dirigeait vers Chàlons.
Lorscpie les Anglo-Bourguignons sortirent de la place, ainsi (pi'il avait été arrêté, ils emmenaient avec eux les Fran(;ais (pii étaient leurs prisonniers; les termes de la capitulation, disaient-ils, leur en donnaient le droit. Jeanne ne voulut pas le souffrir. Elle vint à la porte de la ville, et arrêtant les prisonniers français : « En nom Dieu, lit-elle, ils ne les emmèneront pas. » Elle les fit remettre tous en liberté et, avec une générosité vraiment royale, Charles VII paya leur rançon^.