Ihid. ; — Chronique de Ui Pitcelle, p
3. Chrontifue de la Piirelle, p. 3 19; — Procès, t. IV, p. 7G. !\. Iliiil.; — Jij^N (lu vu iii'.u, [). yC).
Ce même joiii-, 11 juillet, deux lettres élaieul adressées aux habitants de Reims, l'une par Charles Vil luimême, l'autre par les fidèles sujets qui venaient de lui jurer ohéissauce. La lettre du roi rappelait aux Rémois son intention d aller recevoir « son sacre et couronnement, ainsi que ses prédécesseurs ont accoutumé de faire. El si aulcuns d'eux voulaient venir au-devant du pi'ince, il en serait bien content' ».
De leui" côté, les habitants de Troyes mandaient à ceux de Reims l'événemenl considérable (jui s'était accompli dans leur cité; comme quoi, à la suite d'un entretien (jue « Révéï'end Père en Dieu, monseig^neur l'évêque de leui' \ille" », avait eu avec le Roy Charles, ils avaient fait audit Roy plénière obéissance; et ils priaient les habitants de Reims de faire de même; qu'ils seraient très joyeux, quand ils l'auraient fait : d'autant (jue le Roy Charles, ajoutaient-ils, était « le prince de la plus j^l-rande discrétion, entendement et vaillance qui fut issu de la maison de France^ ».
Le duc d'Alençon s'empressa d'informer les bons Orléanais de la reddition de Troyes. Un de ses hérauts leur en apporta les lettres mêmes et reçut une gratification de trois écus d'or''^.
Dans les courts instants que Jeanne d'Arc passa au milieu des habitants de Troyes, — elle n'y coucha point", — ils lui demandèrent de vouloir bien tenir un