PAR LE CONSEIL DE VILLE
Pourtant, on ne connaît pas de document attestant expressément la présence de la mère de Jeanne à I\eims. I^es comptes de la ville sont muets sur celte croyance qui |)araît s'être accréditée de bonne heure. (H. Jadart, op. cit., pp. 28-29.)
3. Procès, l. V, pp. i4i, 266, 267. — M. Jadart, op. ci/., pp. /ly-ôo.'
driiiain de révéneniciU mémorable (jui s'était accompli dans leurs murs. Le dimauclie (jui suivit le sacre, ils firent une « procession générale pour rendre g'râces à Dieu du couronnemojit du Roy et de la sortie des Anj^lais. Dans la suite, ils fournirent quantité de munitions de j^uerre pour aider Charles VII en plusieurs sièyes. Jusqu'à l'an r45i, ils l'assistèrent de plus de deux cent mille livres' ».
Durant le séjour de la Pucelle à Reims, il advint ce fju'on avait déjà vu dans Orléans et autres localités où elle était passée. Les ])onnes femmes de la ville s'em- [>ressaient autour de Jeanne et s'efforçaient de toucher avec leurs anneaux, soit ceux (|u'elle portait, soit ses propres mains. Et la jeune fille, incapable de leur prêter des intentions répréhensibles^ se gardait bien de s'y refuser".
Dans le royaume, lorsque la nouvelle du sacre de Charles se répandit, ce fut une joie universelle.
La ville de Tours en fut infoimée une des premières par les lettres que le duc d'Alenron écrivit à la jeune duchesse qui était alors à Orléans. Copie de ces lettres fut apportée à la duchesse douairière, mère du duc, Marie de Bretagne, qui résidait à Tours. « Et après lesdites lettres vues, fut faite grant solennité dans ladite ville, tant es églises d'icelle comme autrement-^ »
Tournay célébra le sacre du Dauphin par « des feux de joie, des fêtes, des processions ».
A Poitiers, le Parlement, quand on lui en apporta la
I. Dom Marlot, Hisloii-c de la oilh de fieiins, t. IV, pp. lyS-
y. Procès, l. I, p. io3.