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3o6 JEANNE ET SA (( MISSION DE VIE )) . PHASE GUERRIÈKE.
Ang^lais et pour leurs ànies, je ne sais rien. Ce que je sais, c'est qu'ils seront boutés hors de l^'rance, excej)té ceux qui y mourront, et que Dieu enverra victoire aux Français',
Telle est sa réponse aux jue;"es qui ont cliargi-e de la condamner comme visionnaire diaholifpie et de la faire brûler.
Mais il ne suffira j)as à l'Envoyée de Dieu de niainlenir ses vaticinations premières; les bras chargés de chaînes, elle en prononcera de nouvelles tout en faveur de la cause nationale.
Elle a maintes fois assure que Paris se soumet irait à son roi dans un avenii' prochain : eUe lixera de plus la date à laquelle s'effectuera cette soumission. « Avant que sept années se soient écoulées, dit-elle, les Anglais perdront un gage plus précieux qu'Oi'léans. »
Certainement, Orléans valait moins que Paris.
Puis, c'est le traité d'Arras qu'elle annonce, <( besogne qui fera branler tout le royaume ».
Puis enfin, c'est la victoire tle Castillon, « la grande victoire que Dieu enverra aux Français » et qui mettra fin à la guerre de Cent ans".
— Je dis ces choses, ajoutait la prisonnière, afin que lors(jue ce sera advenu, on ail mémoire que je l'ai dit^.
Tous ces événements annoncés soit avant, soit pendant la captivité de la Pucelle, sont comme les étapes successives de sa mission; l'expulsion définitive de l'Anglais devait seule en être le {)oint terminus.
Jusqu'au bout, Jeanne a gardé au cœur cette convic-