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3rO JEANNE ET SA « MISSION DE VIE ». PHASE (HJERUIÈRE.
rail qu'on fît la paix; au cas qu'on ne voudiait faire paix, qu'elle était toute prête à combattre'. »
Et parce ([ue les Anglais ne voulaient pas eiitendie parler de paix, elle ajoutait : « Avec le duc de Bourgog-ne, on peut parler de paix. Quant aux Anglais, la paix qu'il y faut, c'est qu'ils s'en aillent en leur pays, en Angleterre^. »
Maîtres de la capitale, de l'Ile-de-France, de la Normandie, de la Guyenne, d'un grand nombre de places et de châteaux, alliés du puissant duc de Bourgogne, nos ennemis étaient persuadés qu'ils n'avaient qu'à étendre la main j)our devenir nuulres du reste du royaume. Voilà pourquoi ils ne voulaient pas de la paix, et voilà j)Ourrjuoi la mission de la Pucellea dû être avant tout une mission guerrière. I^uis({u'on veut se battre, dira-t-elle, on se battra, et l'on verra, « aux horions échangés, qui aura meilleur droit des Français ou des envahisseurs ». (Lettre aux Anglais.)
Et Jeanne a combattu vaillamment, et elle n'a cessé de combattre jusqu'au jour où les armes lui ont été arrachées des mains. Et si la liberté lui eût été rendue, à moins d'impossibilité absolue, elle se fût remise à combattre. Ce qui le montre, c'est le mot tombé de ses lèvres pendant le procès de Rouen.
Les juges la pressant de renoncer à l'habit d'homme et de reprendre les vêtements de son sexe, la prisonnière répond :
— Quand j'aurai fait ce [)Our quoy j'ai été envoyée de Dieu, alors je reprendrai l'habit de femme 3.