I. Pehceval de Cagny, p. 2^, op. rit
au contraire du vouloir de la Pucelle, du duc d'Alençon et de ceux de leur compag"nie'. » Celte influence hostile à Jeanne, le Roi la subissait en vérité, et l'on en verra tout à l'heure la preuve.
Une fois dans Saint-Denis, la Pucelle et le duc d'Alençon ne perdirent pas de Icnips. Par leurs ordres, avant la fin d'août, un pont fut jeté à travers l'île qui coupait la Seine, et rendit possibles des reconnaissances vers l'autre moitié de l'enceinte de Paris". Le roi ne paraissant pas, le duc d'Alençon lui envoya messag^e sur messai^-e. Le i*^'" septembre, le duc se transporta de sa j)ersonne à Senlis. Charles VII promit de partir h; lenilemain, et il n'en fit rien. Le lundi 5 septembre, le duc revint. Charles enfin se décida et quitta Senlis; le 7, il dînait à Saint-Denis. Il n'y eut plus alors (pi'uu cri dans l'ariTK'e. On voyait déjà Paris au pouvoir des troupes royales. Assurément, disait-on, la Pucelle mettra « le Roi dedans Paris, si à lui ne tient ».
Mais, comme l'avait écrit le Rég;^ent au Grand Conseil d'Ang;-leterre, il allait y avoir résistance. Les Anj^lo-Bourg'uig'uons, maîtres de la capitale, n'iHaient pas pris au dépourvu. Bedford, il est vrai, avait quitté Paris. A la nouvelle de l'entrée de Charles dans Senlis, il craii^nit que l'armée royale ne re)oiy;-nî( en Normandie le connétable de Richemont qui, vers Evreux, travaillait fort le pays. Rassemblant toutes les troupes dont il pouvait disposer, il avait pris la route de Rouen ^ afin de rassurer ses par-