I. Perceval de Cagnv, op. cit., p
2. G. Lefèvre-Po.ntalis, Chronique Morosini, p. 210, note 2. V^oir aussi, p. 21 5, note 4 j même ouvrage, l'énumération des places et lieux qui, occupés par l'armée royale, préparaient la prise de la capitale.
3. Jean Chartier, op. cit., p. 85; — Monstrelet, liv II, ch. lxx; t. IV, p. 3.^5; — Berri, Procès, t. IV, p. [\%.
CHAP. XXV. — l'Échec de paris. oyf)
lisans par sa présence et d'y tenir les Etats de Normandie. Mais avant son départ, il s'était assuré que toutes les précaulions avaient été prises pour la défense de la capitde; il avait fait renouvelei" aux éclievins, prévôts, capitaines, le serment de fidélité au roi d'Angleterre; il avait fait jurer aux combattants de lutter jusqu'à la dernière extrémité, et il avait cliarg-é de le remplacer, durant son absence, messire Louis de Luxembourg, évêque de Thérouanne et chancelier de France pour le nionanjue anglais.
La garnison anglo- bourguignonne comptait environ deux mille hommes. Elle était placée sous les ordres de Villiers de l'Isle-Adam, d'un chevalier ang-lais nommé Radiey et de Simon Morbier, le combattant de Rouvray, qui remplissait les fonctions de prévôt de la cité. Le duc de Bourgogne n'avait point oublié ses bons amis de Paris; il leur envoya de vaillants chevaliers tels que le seigneur de Créqui, messire Simon de Lalaing-, messire Valérant de Bonneval et « autres notables hommes, accompag-nés de quatre cents combattants ' ».
Pour mettre la place en état de défense, aux premiers jours de septembre, « les eschevins mandèrent les tailleurs de pierre pour canons. Les quarteniers, chacun en son endroit, commencèrent à fortifier Paris de boulevars, affuster canons et queues pleines de pierres sur les murs, redresser les fossés dehors la ville, et faire barrières dehors et dedans". »
Plusieurs ties [)artisans de la campagne de Paris fondaient leurs espérances sur le [)etit nombre des défenseurs de la place et sur les intelligences qu'on y avait nouées.
1. MoNSTKELET, livre II, chap. lxx, t. IV, p. 355; — Biîrri, F'rocès, t. IV, p. 48; — Jean Chartier, ibid., p. 85.