Joi/ffiiil il' lin linnnjt'ois de l'uiis, pp. 27)i-2^tf
GHAP. XXVr. DANS LA HAUTR-LOIRR. l\^ ï
de Paris; car nulle personne n'osoit yssir (sortir) hors de Paris sans cono'é, et nul n'osoit aller sur les murs sous peine de la hart : et si ne gag-noit le peuple, de quelque labeur que ce fust, denier. »
Et le chronicpieur angloniane ajc^utait, eni[K)rlé par la force de la vérité :
0 Pour vraj, les Anglois, de leur droicle nature, veulent toujours guerreer (guerroyer) leurs voisins sans cause; jiar quoy ils meurent tous mauvaisemenl, car adonc en esloit mort en France plus de lxxxvi mil '. »
Dans le voisinage de Paris, la cause nationale ne faisait pas moins de j)rogrès. Sens, dont les portes étaient lestées fermées devant Charles VII à son retour vers la Loire, venait de « se toui"ner français ».
Le 23 mars i43o (n. st.), les « Arminalx entraient environ minuit dans Saint-Denis, tuèrent les g"ens qui faisaient le guet et grant foison des Picquars qui y étaient en garnison » ; puis « laissèrent la ville et s'en allèrent aloul (avec) leur [)illage qui était grand" ».
« Le xxv^ avril, lendemain de Saint-Marc, par foice ou par trahison, ils gagnaient l'abbaye de Saint-Maurdes-Fossés, et partout leur venoit bien \ »
Les convenlions arrêtées entre le duc de Bedford et le duc de Bourgogne avant leur séparation ne peiinetlaient pas d'espérer le renouvellement de la trêve entre Piiilippe le Bon et Charles VIL II fallait s'attendre à voir les hostilités recommencer. Les habitants de Reims, craig-nant d'être attaqués des premiers, écrivirent à .Jeanne pour lui faire part de leurs alarmes. Jeanne leur