‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'ArcChapitre 345 sur 381 · MONUMENTS ORLEANAIS EN L HONNEUR DE JEANNE D ARC · texte numérisé non relu

MONUMENTS ORLEANAIS EN L HONNEUR DE JEANNE D ARC

Nous ne pouvons traiter ce sujet avec les détails qu'il demanderait. Nous renvoyons le lecteur à V Histoire du siège d'Orléans du président Mantellier (pp. 201-210), à l'ouvrage de J. Quicherat (Procès, t. IV, p. 448, et t. V, pp. 222-24, 288, 241-244) et à la brochure de M. Herluison, Les souvenirs de Jeanne d'Arc à la cathédrale d'Orléans (in-80, 1898).

Le premier monument érigé pour perpétuer la levée du siège d'Orléans le fut en i458 aux frais -des « dames et damoiselles de la ville ». Il était de bronze et fut placé sur le j)ont dOrléans. On y voyait le Christ en croix, la Vierge del»oul au })ied de la croix, Charles VII et la Pucelle à genoux de cluKpie côté.

En 1562-67, les calvinistes le détruisirent et mutilèrent les statues. De la statue de la Pucelle, il ne resta que les jambes, les bras et les mains.

En 1670-71, les échevins d'Orléans le firent reconstruire; mais au lieu du Christ en croix, on eut une Pieta, c'est-à-dire que la Vierge fut représentée au pied de la croix, assise et tenant sur ses genoux le corps du divin crucifié. (Symphorien GuYON. t. III. p. /(2i.) On grava sur une table de marbre Tins-

cription destinéo à perpétuer le souvenir «le la dédicace du nouveau monument. Cette inscription offre cette particularité qu'elle attribue à la Pucelle, non seulement la levée du sièg-e d'Orléans, mais encore la délivrance de la France entière du joug- des Anglais. En voici, au surplus, les termes :

^fol•s Cliristi in mire nos cnntagione

Labis a'ternnrum morboriim liberavit :

Clodoricus rex in hoc signo hosfes prnjlifjavit :

JOHANNA Vn\GO AURELIAM OBSIDIO.NE TOTAMyUE GALLIAM SERVITUTE BRITANNICA LIUEHAVIT.

A Domino fact uni est istud

Et est mirabile in ocuUs nostris.

In quorum memoriam Ikvc nostrœ Jidei insif/nia

jVon diu (ib impiis dirula restiluld sunt

Iloc (inno MDLxxi '

En 1792, le monument de 1571 fut enlevé et le bronze employé à fondre des canons. On donna à l'un de ces canons le nom de la Pucelle d'Orléans.

Aujourd'hui, ce sont des statues, des bas-reliefs, une croix, les verrières et le bourdon de la cathédrale, un musée spéciaP qui perpétuent le souvenir de Jeanne d'Arc.

La croix est celle des Tourelles ou Augustlns, but de la j)rocession du 8 mai. Elle fut inaugurée le 8 mai 1817.

Le comte de Rocheplatte, maire d'Orléans, la fit érig'er le plus près de l'endroit où s'élevait le boulevard des Tourelles; car l'emplacement qu'il occupait a été envahi par les eaux et se trouve actuellement sous la chaussée formant le quai ([ui borde la Loire.

Sur la place du Martroi se dres.se la statue équestre de Jeanne par Foyatier (8 mai i855); au carrefour de la rue Dauphine, celle de Gois Hls (7 mai i8o4), qui représente la Pucelle debout et combattant.

Le 7 mai 1897, on faisait dans la cathédrale l'inaug-uration solennelle de dix verrières représentant les grandes scènes de l'histoire de la Pucelle : Domremy, Vaucouleurs, Chinon, l'en-

Page 1