‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'ArcChapitre 51 sur 381 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

4. Le siège d'Orléans résolu, « furent de toutes pars evocquez et mandez de par Icsdiz roy Henry et régent, les Normans et aultres lenans leur parti. Et fut lors faite si grand diligence qnc ledit de Salsebery eut' brief ensuivant jusqu'à dix mille comt)allans. » (.Mons- TRELET, Chroni(/ue, 2e partie, ch. xli.\, t. IV, [). 2iy\.)

CHAP. XVI. — LE SIÈGE d'oULÉANS. — ROUVRAY, 79

rappoilcr- à Cousinot de Moiilrouil, après sa mort, les forces disponibles des Anglais reslèrenl aussi iioiTd)reuses. (( El liil bien la puissance du siège, dit-il, nomltrée à dix mille hommes ', » Sans doule, faut-il comprendre dans cette évaluation le total des troupes qui vinrent, du mois d'octobre au mois de mai, prendre part aux opérations du siège.

Quant aux Orléanais, nous savons par le Journal du siège que 3.5oo hommes, sans compter les troupes amenées par la Pucelle, réussirent à divers moments à pénétrer dans la ville. Mais s'il y en entrait, il en sortait aussi. D'autre part, on évalue à 2.5oo ou 3.ooo au minimum les miliciens fournis par la bourgeoisie orléanaise. Ces chiffres toutefois ont été contestés. Nous donnerons plus lard l'estimation réputée aujourd'hui la plus sérieuse des forces engagées^.

En se portant tout d'abord sur la rive gauche, le comte de Salisbury poursuivait un double but : s'emparer du fort des Tourelles, et installer son artillerie de manière à pouvoir canonner la ville dans les meilleures conditions pour la sécurité de ses troupes et pour le succès de l'attaque. Les Anglais, à leur arrivée sur la rive g^auche, s'établirent entre le Portereau Saint-Marceau et le bas de la Turcie ou levée de Saint-Jean-le-Blanc. Un boulevard de cent vingt pieds de long" et de vingt-quatre de large défendait leur campement. Quant à Salisbury, il se logeait dans le couvent des Augustins et le faisait transformer en bastille ^.

Le dimanche 17 octobre, les travaux d'installation de

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