‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'ArcChapitre 63 sur 381 · ÉNERGIE DE LA DÉFENSE · texte numérisé non relu

ÉNERGIE DE LA DÉFENSE

Lorsque Sufïolk, Talbol et lord Scales eurent amené des troupes assez nombreuses pour reprendre les opéralions, ils voulurent du premier coup déconcerter les Orléanais. Leurs canons — ils passaient pour les meilleurs du royaume ' — lancèrent dans la ville des boidels de pierre du poids de cent soixante livres. Ces projedilcs endoiuina^crcnt (( |>liisi('urs maisons et be.iux édifices » de la cité, mais ils ne tuèrent et ne blessèrent personne. L^n boule! , à l'heure du lepas, tomba sur une table à la(juelle étaient assis cinq convives, sans leur l'aire aucun mal. Sans doute, c'élait là un miracle « fait par Notre- Seig"neur à la requesle de Monsieur saint Ait;nan, patron d'Orléans* ».

Le lundi 17 janvier, un boulet énorme tonibail devant le boulevard de la porte Bannier, au milieu de plus de cent personnes, sans en blesser ni tuer aucune; il ota un soulier à l'une d'elles, mais il ne lui fit aucun maP.

Il n'en était pas ainsi des boulets que lançaient les canons de la ville. Lue coulevrine surtout faisait rag^e, celle de maître Jean le Lori'ain. Il l'avait installée sur un pilier du pont, près du bouIe\ard de la Belle-Croix;

1. La ilélimince iVOrlédiis, ou Chronique nnonijmp, puhiit'c par Boucher de Molandoo, p. 85. Bruchure in-S", Orléans, i883.

2. Journal du siège, p. iG. La rue qui fui le théâtre de ce fait singulier portait le nom de rue aux Petits-Souliers.

Page 1