Ibid., p
Ang-lais dn fort des Tourelles s'élaienl emparés d'im convoi de cinq cents ljê(es à cornes à deslinalion d'Orléans; ils avaient fait main basse en même temps sur la cliarrière ou bac dont les Orléanais comptaient user pour le transbordement du convoi, et sur deux sentines ou petits bateaux. Les assiég'(''s, rjui tenaient à recouvrer le bac, traversèrent la Loire et débairpièrent en la petite île au droit de Sainl-Ait;iian, laquelle était proche de la rive gauche. Les Anglais s'aper(;urenl du mouvement : ils eurent l'aii" de ne pas v prendre {^•arde et vinrent s'embusquer derrière la Turcie ou levée de Saint-Jeanle-Blanc; des arbres et des broussailles les masquaient aux yeux des Orléanais. Ceux-ci, estimant le moment favorable, se disposent à reprendre le bac et les bateaux. Les Anglais sortent alors de leur embuscade, tombent à l'improvisle sur leurs adversaires et les obligent à repasser la rivière en laissant vingt-deux cadavres sur le terrain. Maître Jean le Lorrain, qui était de l'expédiiion, y laissa sa coulevrine, que les Anglais emportèrent aux Tourelles, et c'est à graud'peine (pi'ii put regagner la ville'.
Le 29 janvier, les Anglais [)erdireiit par maie et fortuite aventure un de leurs meilleurs capitaines, Lancelot tie ITsie, ([ui conimandait la bastille Charleinagne. Il venait de tenir avec La Hire une conférence [)arlementaire et se retirait à l'heure convenue, lorsqu'un des premiers coups de canon tirés de la place lui enleva la tète. « Dont ceux fie l'ost (armée anglaise) furent très dolens, car il estoit leur maréchal et bien vaillant homme". »