‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'ArcChapitre 66 sur 381 · Ibid., pp. 3i · texte numérisé non relu

Ibid., pp. 3i

CHAP. XV[. LE SIKOIÎ d'oRLKANS. ROUVRAY. qB

L'un des combats les plus meurtriers qu'il y eut pour les assiégés se livra le i8 avril. A quatre heures du matin, les Orléanais attaquaient le camp des Anglais et enlevaient un étendard. Trop confiants en ce premier succès, ils s'attardent à piller. Les Ang-lais s'en aperçoivent, attaquent à leur tour et oblig'ent les assaillants à battre en retraite. Si le porte-étendard anglais fut tué d'un coup de coulevrine, « ceux de la ville ne furent pas sans grant dommage, et bien y parut au retour par le deuil que firent les femmes d'Orléans, plourans et lamentans leurs pères, maris, frères et parents tués et blessés en cette escarmouche. Ce même jour furent rendus les corps de chaque costé; et furent enterrés en terre sainte '. »

Au reste, entre hommes d'armes et bourg-eois, pag-es et chevaliers, simples coutilliers et capitaines, c'était à qui montrerait le plus de courage.

Le mercredi 5 janvier, Louis de Culan, amiral de France, avec deux cents combattants, arrivait au Portereau, et, bravant la garnison des Tourelles, passait la Loire au port Saint-Loup, sans que les ennemis pussent l'en empêcher. Les Orléanais firent grande chère à lui et à ses gens, « et moult furent loués ^ ».

Le jeudi, ce même seigneur exécutait une sortie avec le maréchal de Boussac et autres gens de guerre et citoyens, « et se portaient très grandement contre les Anglais, lesquels se défendirent bien et hardiment. A telle escarmouche se porta pareillement moult bien maistre Jehan atout (avec) sa couleuvrine^. »

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