‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'ArcChapitre 67 sur 381 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

Le 3 avril, Aymartl de Puiseux, jeune page du Daiipliiné, à la blonde ciievelure, fort aimé de La Hire, (jui l'avait surnommé Cnp-Daoïirat (lèle à ciieveux d'or), livrait avec ses camarades aux pages anglais, à coups de pierres et de cailloux, un combat dont il sortait vainqueur'.

Le lendemain, nouvel eng-agement dans les mêmes conditions, cette fois-ci plus meurtiier. Les pag'es ang-jais g'agnèrent l'étendard des pages français; mais un des pages anglais fut tué".

Les femmes orléanaises ne restaient pas, en tait d'énergie et d'intrépidité, au-dessous des bourgeois, leurs maris, et de leurs enfants. Dès le premier assaut livrt' par les Anglais au boulevard du bout du Pont, tandis que les Français renversaient leurs échelles et les précipitaient dans les fossés, les femmes de la ville apportaient cendres vives, chaux, graisse fondue et eaux chaudes, jetaient le tout sur les assiégeants afin de les empêcher de se relever. « Aucunes furent vues qui repoussaient avec des lances les Anglais des entrées du boulevard et les abattaient ez fossés-'. »

On en a fait maintes fois la remanpie : plus que les hommes peut-être, Ifs femmes de F'rance ont eu en horreur le joug de l'étranger. Du Guesclin le savait bien, lui qui disait : « Il n'est pas de hleuse en France qui ne file volontiers une quenouille pour ma rançon. »

Peu avant que [jaiùl la Pucelle, la dame de la Hocheguyon défendit à outrance contre les Anglais la forteresse de ce nom. Contrainte de la rendre, elle refusa

Page 1