‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'ArcChapitre 72 sur 381 · MONSTRELET, Op. Cit., p. 3ll · texte numérisé non relu

MONSTRELET, Op. Cit., p. 3ll

vers leurs ennemis ». Ces pieux les protégeaient surtout conlre les cavaliers, « car les chevaux entraient dedans les pieux et les pieux dedans leurs poitrines' ».

Cependant les Français de l'avant-g-arde, impatients d'attaquer, assortissaient convois et coulevrines, et vers deux heures après-midi coninienraient le feu". Malheureusement, les chefs n'étaient pas d'accord sur la manière d'altacpier. Les uns voulaient combattre à pied, à cause des retranchements improvisés par les Ani^lais ; les autres étaient d'avis de combattre à cheval. Parmi les premiers se trouvait le coiinélal)le d'Ecosse, Jean Sluart, comte de Darnley. Sans attendre le gros des troupes du comte de Clermont, il fit mettre ses Ecossais à [)ied et il se [)orta sur les archers ant^lais (pii s'apprètaienl à le recevoir. Ceux-ci, à couvert derrière leurs chariots, se mirent a à tirer très roidement^ » et provoquèrent du désordre chez les hommes à cheval (|ui appuyaient Jean Stuart. Le connétable ne recula pas pour si peu. Il assaillit avec ses gens l'une des issues (ju'avail ménagées l'ennemi.

Les Anglais, dans la position avantageuse (ju'ils occupaient, n'eurent pas de peine à le repousser. Mais quand Falstolf se fut rendu compte du petit nombre des assaillants et de l'impossibilité pour le comte de Clermont d'intervenir à temps, il fit sortir du parc ses hommes d'armes qui « frap[)anl dedans les Français, les mirent en désarroy et en fuite, non pas toutefois sans grant tuerie'* ».

Page 1