‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'ArcChapitre 79 sur 381 · Journal du siège, pp · texte numérisé non relu

Journal du siège, pp

2. Jean Chaktier, Chronique de Charles VII, t. I, chap. xxxiv, p. 65 ; édit. de Viriville. — Voir, sur cette ambassade, M. Germain Lefèvre-Pontalis, t. IV de la Chronique Morosini, Annexe XIV.

rangs. Il leur manda qu'ils eussent à quitter l'armée anglaise et à se retirer. Xaintiailles amena avec lui à Orléans, où il renliail le ly avril, « la trompette» (le héraut) charg^ée par le duc de transmettre cet ordre à qui de droit. « Pour obtempérer auquel commandiMiient s'en alèrenl et départirent très liaslivemenl plusieurs Bourg-uig-nons, Picars, Champenois et moult d'autres des pays et obéissance d'icelluy duc de Bourgogne, — dont la puissance des Angiois alfaiblit moult'. »

Plus encore que les Orléanais, après la journée des Ilaretiffs^ « Charles, roy de France, avait eu au cœur grand tristesse, véant de toutes pars ses besongnes venir au contraire et persévérer de mal en pis" », Il ne pouvait se dissimuler que tous, amis et ennemis, regardaient sa cause comme perdue. C'est alors qu'il se demanda si l'heure n'était pas venue d'aller s'embarquer à La Rochelle pour chercher un refuge auprès de ses alliés les Ecossais. Autour de lui, personne pour combattre

1. Onel ('■l.iil le nomI)ro do ces Hnur^uig'nons et l'icards. aunin dociinit'iit ne le dit. — Journal du sièye^ \>. -jo; Chi-oniqiw de la

PflCellc, p. 270; MONSTRELET. Op. Cl/., t. IV^, |). ^IJ.

Pliili|ipe III, (lil le lion, était né à Dijon en i^gG: il était fils de Jean sans Peur et de Mariçuerite de Bavière. Il eut trois l'eniines légitimes : Michelle, Mlle de Charles VI, en 1/109, Bonne d'Arloisen 142/1, et Isabelle de Portugal en 1429. Il ne laissa (|u'un fils légitime, dont Isabelle était la mère, Charles le Téméraire. Il se rendit célèbre par son faste et ses prodigalités. On le nommait le premier duc de la clirétienlé, et il était en eftV'l un de ses princes les plus puissants. Lui-même se disait duc par la (jràce de Dieu. Le 10 janvier i43o, il institua Tordre célèbre de la Toison d'or. Ses sujets, les Flamands, •ju'il n'opprima pas, lui donnèrent le nom de Philippe le Bon. Ou a vu quels lieus le meurtre de Montereau établit entre ce prince du sang royal de France et les ennemis héréditaires du royaume. Le traité d'Arras le ramena aux sentiments de fidélité à la France, dont il n'eût jamais dû se départir. Il mourut en 14G7.

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