‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'ArcChapitre 90 sur 381 · JouriKil (lu siège..., p · texte numérisé non relu

JouriKil (lu siège..., p

servaient pour a^ir par eux-mêmes et sans consulter les généraux. La Hire voulut se distinguer en attaquant les Anglais de Saint-Paterne. Quelques jours après, quelques seigneurs attaquèrent la bastille de Saint-Loup sans en faire paît à la Piicelle el au comte de Dunois '. »

Sur le soir de ce jour, conformément à la règ-le qu'elle s'était fixée, Jeanne envoya aux assiégeants une sommation écrite « en sa langue maternelle, et toute en paroles bien simples », remai(juaient Dunois et le témoin Pierre Milel. « Messire (Notre-Seigneur) vous mande que vous vous en alliez en votre pays, disait la jeune g-uerrière aux Anglais; sinon un grand assaut vous forcera à vous éloigner. » En même temps, Jeanne réclamait aux seigneurs anglais le héraut qui leur avait remis sa lettre de Blois et qu'ils retenaient prisonnier contre tout droit et toute justice".

Jeanne chargea ses deux hérauts, vVmbleville et Guyenne, de porter cette sommation aux Anglais. Furieux, les Anglais gardent Guyenne pour le faire l)rûler, assurent-ils, et ils ne renvoient à la Pucelle qu'Ambleville, non sans l'accabler elle-même de toutes les injures imaginables, déclarant que s'ils venaient à la tenir, « ils la feroient ardoir (brûler) ».

Jeanne demande au héraut qui lui revieni : — Que dit Talbot?

Ambleville lui rapporte alors les propos qu'il a ouïs.

— Ketourne-l-en, iej)rend Jeanne, et ne fais doute

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