‹ Histoire complète de la province du Maine depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos joursChapitre 37 sur 50 · IV. Arrondissement de Saint-Galais · texte numérisé non relu

IV. Arrondissement de Saint-Galais

Formant un ovale très-allongé , de Vibraye à Château-du- Loir, il occupe le tiers de l'extrémité sud-est du département de la Sarthe; étendu, suivant son grand diamètre, du nord au sud, longé par le département de Loir-et-Cher. Il se subdivise en 6 cantons, 56 communes. Les 6 cantons sont : 1° Bouloire ; 2° LaChartre; 3° Château-du-Loir; 4° Le Grand-Lucé; 3° Saint- Galais; 6° Vibraye.

Saint-Calais. — Sous-préfecture de la Sarthe, chef-lieu du ive arrondissement, à 50 kilom., sud-est du Mans, la ville de Saint-Galais est une ancienne cité mpl bâtie, mal percée, dont

les rues étroites et tortueuses ne se font pas non plus remarquer par la beauté de leur pavage. On l'appelait, autrefois, Anisole, Anille, du nom de la petite rivière qui la traverse; oppidum sancti Karilephi, de celui de saint Karilef ou Kalôs, compagnon de saint Àvit qui fonda, comme nous l'avons déjà vu, la fameuse abbaye de Saint-Calais de 513 à 559, à laquelle se lient d'une manière positive l'origine, le développement et la principale importance de la ville de ce nom.

Sa population est actuellement de 2,977 habitants. Son église principale, dont nous avons fait l'histoire, bâtie vers 1366, par le 43e abbé du monastère, sous l'invocation de N.-D., est assez belle. Un vaste cimetière, placé à Test, laisse encore beaucoup à désirer.

On a fait, de l'ancienne abbaye, moyennant quelques appropriations, le siège de la mairie, de la caserne de gendarmerie, des prisons, de l'école primaire, d'une petite salle de spectacle, de la bibliothèque, renfermant au moins 2,000 volumes, provenant du legs bienveillant et généreux de M. Legrand, l'un des curés de Saint-Calais ; de plusieurs autres personnes, dans le but assurément bien louable de faciliter l'instruction des jeunes gens, particulièrement de ceux qui se livrent à l'état ecclésiastique. La sous-préfecture, les tribunaux, le collège, l'hospice, les halles, etc., n'offrent pas un grand intérêt.

Pour obvier aux graves conséquences endémiques d'un état paludéen habituel, entretenu par la déclivité du terrain et les débordements répétés de TAnille, on releva de deux mètres le sol de la ville; et, vers 1793, on creusa le canal dérivatif de cette rivière, lequel traverse toute la cité, en ligne directe, du nord au sud. Avant cette époque, vers 1760, Saint-Calais occupait 250 métiers à la fabrication des étamines, remplacée par celle des siamoises, des serges, toiles, draps, etc.

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