‹ Histoire complète de la révolution française (volume 2)Chapitre 16 sur 93 · FIN DE LA CONVENTION · texte numérisé non relu

FIN DE LA CONVENTION

a?ec les grands spectacles qu elle a offerts au inonde. Napoléon est f sous un autre aspect y un élèye de la Gonyention^ dont il a reçu la plus importante leçon. Ce sont les désastres de 1795 et les incroyables succès de 1794^ ce sont les prodiges que la Convention et le Comité de Salut pablic obtinrent des Français à cette époque sublime^ qui lui imprimèrent à jamais dans le cœur la conviction qu'il n'y a point de revers irréparables avec les Français , et qu'en eux habite un génie qu'il suffit de réveiller pour les élever tout à coup au rang du premier peuple du monde» surtout dans la guerre qui est sa vocation. La dictature de Xapoléon vient de 4a dictaiuee im Comité de Saliit public \ toutes deux ont sauvé la France par des moyens qui se ressemblent à beaucoup d'égards, et diffèrent sous un rapport immense. Le grand capitaine a vaincu sans le fatal secours dé la terreur éi des échafauds \ toutefois, un grand avantage reste au Comité de Salut public : appuyé sur le peuple, il vit la France victorieuse et sur le point de dicter la paix à ses ennemis , tandis que Napoléon , après nous avoir rendus maîtres de l'Europe, nous a laissés à sa merci et en.prbie à l'occupation étrangère, parce qu'il a cru que le génie d'am bommè pouvait remplacer la force et le concours d'une aatiba. '

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