‹ Histoire complète de la révolution française (volume 2)Chapitre 29 sur 93 · GENES ET ROME · texte numérisé non relu

GENES ET ROME

Farmée antricbienne , recevraient Tordre de s'en séparer^ et demeureraient sous la main de Bonaparte^ qui les séquestrerait si la cour de Naples manquait à sa parole. Après cette convention, il ne restait plus à Bonaparte , pour assurer ses derrières , que deux mesures à prendre : Tuoe, de faire cesser le brigandage que les Génois soudoyaient ; Tautre, de mettre un terme à la résistance de la cour de Rome. Il écrivit une lettre énergique et menaçante aux membres du sénat de Gênes , auxquels il adressait cette question : « Avez-vous la force d'empêcher le vol^ l'assassinat dirigés contre les Français ? Si vous ne pouvez pas, ajoutait - il ^ prendre des mesures pour arrêter le mal, j'en prendrai pour vous: je ferai brûler les villes et les villages où se commettra un assassinat ; je ferai brûler les maisons qui donneraient asile aux assassins, et punir exemplairement les magistrats qui le souffriront. » Le général chargea son aide-de-camp Murât d'aller lire cette Uttre au sénat. Il ne pouvait mieux choi* sir son envoyé. Murât, jeune et bien fait de sa personne, fastueux dans son costume militaire , doué d'un extérieur imposant et d'un air martial , avait toutes les qualités nécessaires pour séduire , imposer, et au besoin effrayer en même temps. Le général en chef, appuyant ses menaces par des effets , ordonnait à Lannes d'aller punir tous les nobles tenant des fiefs héréditaires, qui, dans l'état de Gênes, avaient encouragé ou accueilli les barbets. Plusieurs de ces brigands furent saisis et fusillés. Le sénat de Gênes, effrayé, congédia l'ambassadeur autrichien, promit de faire veiller à la sûreté des routes , et envoya à Paris un négociateur chargé de s^entendre avec le Directoire sur tous les objets en litige.

Il restait Rome à châtier, et Basseville à venger*, Bonaparte marcha sur Modène, où il arriva le premier messidor , tandis qu'Augereau entrait à Bologne. Les Uodénais reçurent avec transport le libérateur de TI-

talioy qai ne fit qoe trarerser cette populease cité poor se rendre à Bologne. Le fort d'Drbin se trouvant sar son chemin , il le fit sommer d^ouvrir ses portes^ et le gourerneur romain obéit sans délai. Les Bolonais, quand ils apprirent que Bonaparte n'était plus qu'à quelques lieues , se précipitèrent à sa rencontre. La brillante élite des jeunes gens de cette yille savante demanda à grands cris la liberté', ils voyaient dans le capitaine de la république un envoyé presque divin, qui venait affranchir la vieille terre italique , formée en quelque sorte des cendres de tant de peuples et de héros qui avaient combattu pour la cause de la liberté. Bonaparte, qui n'avait rien aménager, et peut-être électrisé par Venthousiasmo du peuple des légations de Ferrare et de Bologne, proclama leur indépendance provisoire , en promettant de la faire reconnaître au moment de la paix , que le pape se verrait bientôt contraint de signer.

En effet, la cour de Rome se hâta d'envoyer nn négociateur auprès du général. Habile dans le choix de son interprète , le Vatican chargea de ses intérêts l'ambassadeur d'Espagne, le chevalier d'Azara, qui vint à Bologne supplier le chef républicain d'accorder le pardon et la paix au gouvernement romain. Bonaparte, qui consentit à traiter, obtint lindépendance des légations de Bologne et de Ferrare , vingt-un millions , des vivres , cent tableaux ou statues , et enfin le droit d'établir une garnison française à Ancône. Ainsi, avec une seule division, Bonaparte avait forcé à la soumission toutes le^ puissances qu'il avait laissées derrière lui. Les Italiens, tont en regrettant les chefs-d'œuvre dont le vainqueur dépouillait ntalie, regardaient cette conduite comme une sorte d'hommage^ d'ailleurs, qu'était-ce que la perte de quelques monumens à côté de la liberté de l'Italie que les patriotes rêvaient depuis si longtemps ?

Le général ,'pous8é par son penchant « et fidèle wt

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