ANJOU
prodàice jusqu'à lai donneF le eommaDdement supérieur des gardes territoriales chargées de faire la police du pays ou sa présence pouvait exercer la haute et salutaire influence qu'il ceiiservBit , on 4épit ^s plaintes «t des cris de Stoffiet» qni avaîl déclaré sob ancien collègue traître à lactose du. roi. Ce 'Cbef ^restait à soainettre -, Canclaux partit promptement fouF le haut Anjou, où Stofflet, guidé par te curé de Soint-^Lô^ oommandait des bandes qui pmiaient eooof'e le drapeau royaliste. Pour en finir plus vite avec' la revente > les répuMicains gagnèrent lés principaux insurgés du pays \ parmi eux , le chef d'étatmajor de Taneien «garde-ebasse devenu générât ; reçut i€0,000 francs y moitié en assignats , moitié en or.
A pdne signiée, la capitulation delà Jaunaye fut violée par les chefs subalternes des vieilles bandes qui conti^ nuaient ieurs pillages. Le représentant Beorsault voulait que l'on rompît au mom^t même -: Hoche, au contraire, s'employait tout entier à maintenir la paix^ aussi, en veillant avec tant de soin sur les dépsfftemens de l'Ouest, ne cessait il pas dlexciterle gouvernement àfaireuae tentative sur ieS' îles dd Xiueniesey et de Jersey^, véritables repaires de ehouanaoerie. En même lemps, dans les prévisions de son fpénie , ib. parlait d'une expédition en : Irlande comme d^uoedivemon nécessaire ipeur rompre les jnauvais desseins, -ies dm^ereuses pratiqiees'de l'Angleterre. C'est là que Puisaye agissait. contre m^us ^ tandis qne le déloyal Goraiattii oentinuaiten^seêpetà renouer la guerre civile, liais tontes - les 'intragoesi da dedans auraient échoué 'devant le génie et la vi£^kttce%de Hoche , si de nouveaux éUmèns^deilrouUe, jetés siur noscôtesderocésm^ par le goiivef nraimt britiÉn«ique> ne fussent venna forcer le pacifioateur àTeprendreson éfiée.
Avantd'etttrer dans let éciidei'expéditionde Quiberon^ qui nous arrachera des larmes , racontons les .nouveaux prodiges de nos soldats ca liollande; Pichegni victorieux,
8 RÉVOLUTION PEANÇAISB.
et paryeau sur la riye da Waal, occupait File de Bonni; dont nos Tolontaires s'étaient rendus maîtres en Irayersant la Meuse couverte de glace. Nous occupAmes aussi, avec la forteiesse de Grave, admiraUement défendue par le général Debons, toutes les places aa-^elà de la Meuse. Enfin, le 19 nivôse (8 janvier 17AB), nos soldats franchirent le Yaai , que la division passa vers Thiels. L'armée de Yalmoden se replia devant nous en changeant de front , et vint se placer derrière l'Issel, afin de pouvoir gagner le Hanovre i le mouvement des ennemis nous livrait la Gueldre et les provinces d'Utrecht. Les troupes du prince d'Orange ne quittèrent pas Gorcnm, mais lui courut à la Haye, où, se présentant aux États , il donna le conseil de se soumettre à la nécessité. Après cette démarche , le prince quitta la Hollande pour chercher un asile en Angleterre. Il avait eu raison de prendre ce parti, une partie de nos soldats se trouvait, le i7 janvier, à Utrecht^ et l'autre & Oternhheim avec le général Yandanmie. Les États, abandonnés par le souverain et travaillés par l'esprit de révolution qui fermentait chez tous les peuples voisins de la France , déclarèrent que la Hollande n'opposerait plus de résistance ans. armes de la république victorieuse. A Amsterdam , les patriotes, par représailles, menacèrent lesOrangîstes d'une Saint-Barthélemi^ Pichegrn envoya un de ses aides-de^campt pour prévenir cette scène de carnage.
Le l«r nivôse, le général, entouré de nos braves légions, prit possession^ de la capitale de la Hollande. Nos jeunes soldats, mal vêtus, sans souliers, exténués de&tigues et de privations, montrèrent un respect admirable pour la discipline et pour ses lois rigides. Aussi les patriotes bâtaves avaient des larmes lorsqu'ils embrassaient leurs libérateurs! Quelle grande nation, s'écriaient-ils! Quels hommes des temps héroïques !
Gertruydemberg avait été pris par le général Bomiaud,