VI. ' i
#H^ nÉvetimoii fbasçmse.
trier. Le tainqneor de Jourdan et de Ucveàn eij^céîl n* eonquéfir Manloue , le Mihaais et l'Italie ^ en tengeanl BeaulîeUy Warmïer et QoasdaBOvich.
Cependant bien plus surpris de nos triompàes en Italie 4ae rassuré par nos revers sur le Rhin, Pitt jetait des regards d'effroi ters te continent. La Hollande ^ leDane* marcky la Suède, la Prusse, une partie de l'Empire, étaient en paix avec la république. L'Espagne avait déjà décltfé la guerre à la Grande-Bretagne : le commerce anglais , qd se voyait interdire tontes les cAies , depuis le Texel josqti'à Naples, se plaignait bautement. L'aspect des eboses an debors et au dedans était menaçant , et Pitt redoutait un grand malheur, a II se peut, disait-ii, que l'Âuttriche, abandonnée par l'Empire , se décourage et traite seule avec la France *, alors que deviendra FinifaieBce ds cabinet de Saint- James? » D'ailleurs, nnl doute que, pour enga* ger la république à abandonner les plaines de la Lombar** die, TÂutriche ne se décidât à sacrifier les Pays-Bas, provinces de peu de valeur pour elle, mais dont la possession , accordée à la France, pouvait devenir si fatale i notre vieille et irréconciliable ennemie. En entre, Pitt ne voyait point sans inquétude les préparatife de Hoche et de Truguet & Brest. Occupé de tous ces graves sujets d'alar-^ me, le ministre se décida enfin à nous faire des onvertu-ires de paix *, il espérait pouvoir tout prévenir et remédier à tout, en engageant le Directoire à traiter de la paix directement avec le cabinet de Saint James, qui se chargerait de négocier pour toute la coalition. L'amour-propre de Pitt souffrait cruellement de se voir forcé de paraître tendre une main pacifique à un gouvernement dont il avait parlé si souvent comme d'une chose monstrueuse et exécrable; néanmoins , prenant conseil delà nécessité, il fit demander au Directoire des passeports pour un envoyé revêtu de toos les pouvoirs, tord. Mfalmésbury, connu par ses opinions anglo-arîst4>-
cratiquet , amya à Paris , eseorté d'une suite WNftbreuse^ le 25 octobre 1796. Le Directoire chargea Delacroix^ alor& ministre des relations extérieures , de traiter arec Tenvoyé anglais. Les conférences furent ouvertes le S brumaire an Y (94 octobre 1796). Le ministre de la république commença par exhiber ses pouvoirs. Lord lialmesbury présenta ses lettres « qui n'étaient revêtues que du grand sceau de TAngleterre*, alors Delacrmx demanda au plénipo* tentiaire s'il n'était chargé de stipuler que pour la Grande* Bretagne seulement; lord Malmesbnry répondit qu'en effet l'Angleterre seule lui avait confié l'autorisation de traiter ; mais il ne doutait pas, qu'une fois les bases proposées par le cabinet de SaintJames, admises par le Directoire, les autres cours ne traitassent sur le même pied. Immédiatement après, lord Malmesbnry annonça que, comme TAngleterre et la France avaient l'une et l'autre fait des conquêtes pendant la dernière guerre , la paix se^ rait négociée sur des restitutions mutuelles. Aussitôt Delacroix répondit qu'il n'était point autorisé à admettre cette base, et qu'il allait en référer au pouvoir exécutif de la république. Le Directoire , apprenant les propositions de l'envoyé anglais, résolut de jouer cartes sur table, pour mettre la nation française à même de juger de la conduite de son gouvernement. Il fit donc imprimer la note diplomatique de Malmesbury, et la réponse qu'il avait jugé convenable de lui faire. Dans cette pièce, on disait avec raison : que rendre communes à tous les conditions du traité serait vouloir le rendre presque impossible ; que d'ailleurs , le principe des restitutions dépendait complètement de la force des puissances après la lutte , et qu'il était inout de vouloir dicter des lois à une nation triomphante. Cependant , pour prouver aux Anglais un désir sincère de la paix , on se déclara prêt à écouter toutes les propositions de Malmesbury, dès qu'il serait muni des pleins-pouvoirs de toutes les nations sur lesquelles la république avait
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fait des enquêtes depuis Ir commencement de la guerre. Le plénipotentiaire n'o^a se plaindre de la publicité donnée à sa noie et à la réponse du Directoire ; seulement il annonça qu'il allait en référer au ministère anglais , et la négociation fut interrompue aussitôt que commencée. Lord Halmesbury garda le silence dix-neuf jours ^ enfin , il annonça que ses pouvoirs étaient demandés ; mais , avant tout, il fallait que le gouvernement français, disait-il, admtt positivement la base de compensation proposée par le ministère anglais. Le Directoire voulait que, sans tarder, le cabinet de Saint-James désignât les provinces conquises sur lesquelles il pensait à fjaiire porter l'échange. Lord Malmesbury répondit qu'il allait consulter son gouvernement. Tout le monde comprit que notre manière franche d'aborder les questions diplomatiques, et de mettre le public dans la confidence des affaires, gênait beaucoup un gouvernement et un ministre qui né négociaient que pour tromper Topinion des Anglais par un prétendu désir de la faix.
Le Directoire était certainement dans le droit de retirer les passeports à l'ambassadeur d]une puissa^nce, qui semblait, par ses lenteurs, se jouer de la république , mais .voulant faire preuve de modération et de force , il se montra prêt k attendre la réponse de Pitt. Enfin , le 83 frimaire, dans une conférence avec Charles Delacroix, Malmesbury fit connaître les exigences du cabinet anglais. Il stipulait la restitution de toutes lès conquêtes faites par ,BOs armées. Cette proposition tendait à nous ravir les Pays-Bas, que le Directoire ne pouvait abandonner sans une honte et une ingratitude également affreuses, et surtout sans sacrifier les intérêts, et, à un certain point, la sûreté de la France. De son côté , l'Angleterre s'engageait à restituer les Antilles, la Martinique, Sainte -Lucie , Tabago^ mais une partie seulement de Saint-Domingue. Delacroix écouta avec tout le sapg-froid de la politesse
ceg injurieuses propositions , dont il se b&la de rendre eompteau Directoire.
Gomme la note du ministre anglais^ non signée par lui, se Irouvnit seulement contenue daùs une lettre signée, le Directoire, à bon droit irrité, exigea que la note anglaise fût rey^tue de tous les sceaux, de toutes les signatures qui deTItient la rendre authentique en la régularisant ; il fiomm^en outre Fambassadeur de vouloir bien remettre son ultimatum dans yingt-quàtre heures. Halmesbur j, qui, d'apri^ la patience et les égards de Delacroix , ne s'atten* dait pas à cette réponse énergique du Directoire , répondit que |a note était su£Gsamment authentique ; que , quant i un ultisnatum, il ne s'exigeait pas a^ac cette promptitude. LjB lendemain, 99 frimaire (19 décembre) le Directoîra déclara qu'il n'écouterait jamais aucune proposition contraire aux lois et à la dignité de la république , et que » puisque lord Halmesbury était forcé à chaque pas des né^ gociations d'avoir recours à son cabinet , la présence de cet envoyé devenait inutile à Paris, et qu'il devait en con^ séquence quitter, sous quarante-huit heures , la capitale de la république. La conduite que tint le Directoire dans cettf circonstance lui fait le plus grand honneur, et doit fitre regaf'dée comme une des belles pages de son histoire.
Lé Directoire avait d'autant mieux agi, que chaque jour Bonaparte, occupé d'affermir notre influenee en Italie, consacrait encore* tous les efforts de son génie à conquérir la paix. Mais il ne pouvait achever ce grand ouvrage sans l'cnvôi de nouveaux secours, car la guerre dévore presque autant d'hommes parmi les vainqueurs que parmi les vaincus , surtout quand un grand capitaine commande chaque jour à^es soldats des prodiges dç toute espèce. Les renforts demanklés par Bonaparte étaient d'autant plus nécessaires, qu'après la défaite de Wurmser, la cour de Vienne s'était hâtée d'envoyer de nouvelles légions sons les ordres du général Alvinzi. Celui-ci, pressé d'agir, attaqua nos trou*
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pes â h fin d'octobre , et obtint d'abord quelques snecès : noas fttmes forcés de battre en retraite. Indigné de êe revers inattendu , Bonaparte réunit la division Yanbois sur le plateau de Rivoli , et prononça d'un ton sévère cette harangue : « Soldats ! je ne suis pas content de vous ; vous n'avez montré ni discipline, ni constance , ni bravoure; aucune position n'a pu vous rallier; vous vous êtes abandonnés à une terreur panique ; vous vous êtes laissé chasser des positions ou une poignée de braves devait arrêter une armée. Soldats de la 39« et de la 8S«, vous n'êtes pas des soldats français ! Général chef d'état-major^ faites écrire sur leurs drapeaux : Ils ne sont plus de V armée (T Italie. y^ Des cris de douleur sortirent du cœur de ces braves y jusqu'alors habitués à être traités comme les premiers soldats du monde. « Général ! s'écrièrent-ils , on nous a calomniés ! Mettez-nous à l'avant-garde ! » Content d'avoir produit l'effet qu'il attendait, Bonaparte prononça quelques mots de consolation ^ et laissa la division Yaubois résolue à mou« fir plutôt que de faire un pas en arrière. Notre position était critique : au mont Olivetto, le II, nous avions éprouvé un échec. Des murmures de découragement se fidsaient entendre dans les rangs français, effrayés de se voir si peu nombreux en proportion des armées ennemies. Sans s'arrêter à ces ftcheux symptômes, Bonaparte quitte Vérone le 14, prendàgaucbe, longe l'Adige, et arrive avant le jour à Ronco , où Andréossj achevait de jeter nn pont sur la rivière. Trois chaussées partent du pont de Ronco : la première , celle de gauche , se dirige sur Vérone par les villages de Bionde et de Porcil y et débouche en plaine; la deuxième, celle du centre, conduit i Villa* Nova , en traversant le village d' Aréole , et en passant l'Alpon sur un petit pont-, la troisième , de droite, descend FAdige et conduit à Albaredo. Les Français s'engagèrent sur ces trois chaussées. La colonne du centre se porta sur Arcole, oà se trouvaient deux bataillons de Croates avec
deok ^èees 4e canon, qa'Alvittzi avait laissée ponr pror t^ger ses derrières , dans le cas où la garnison de Le^nag^ tenterait une sortie. Les Croates repoussèrent Tayant-gard^ d'Augereau, qui s^élanca kui-m6me vainement sur le pont ponr essayer de le franchir. Alvinzi ^ ii^trait de cette attar qae , ne la comprit pas et ne pot pas imaginer qoe Bonatparte avait jeté tontes ses troupes dans un pays co«pé de marais et presque impraticable ; d'ailleurs , comme ses reconnaissances lui rapportèrent que tofut âait tranquiHe do côté de Térone , d'où il pensait à chaque instant voir déboucher les troupes françaises , il jugea important de chasser des marais ce qu'il croyait n'être que quelques troupes légères. Il ordonna donc aux divisions Hitrovski et Provera de balayer la chaussée de gauche et celle d'Ar* cole. Hasséna et Augereau laissèrent engaiger les tronpes ennemies , et les écrasèrent quand une fois elles se fuirent avancées de manière à ne pouvoir reculer. Alors on se précipita de nouveau sur Arcole*, Augereau saisit on dra«peau, et^ en tête d'une colonne d'attaque, courut le plurter sur le pont, mais la mitraille et la fusillade rendirent inutile cet héroïque effort. Bonaparte voulut essayer uàe i&sr nière entreprise *, comme Augereau, il saisit un étendard. Courage sans succès! ia tête de colonne qu'il ctwduisait» parvenue à la moitié du pont , ddt rétrograder; les grana^ diers entourèrent leur général, et l'entraînèrent au nur lieu de la fumée, des mourans et des morts. Bonaparte fut précipité dans un marais et dépassé par une cokmne ennemie qui s'était élancée à notre poursuite. Quel malheur si cette colonne eftt profité d'une telle faveur de la fortunée Mais quelques grenadiers, s'aperccvMit du danger ^^ue courait le chef de l'armée française , s*écrièr<^ : En avàn^! en avant ! et , reformés aussitM, ils s'élancèrentM pas de course sur les Autrichiens, qui furent rejelés au^^deià du pont. «Cette journée, dit Napoléon dans lies m^moiMi, fiit cdle^u dévouetnènt tnïlihiire : LaïaieS'éliA; teooôm
Slé aÊvMenoN tiAiiçAisE.
de MMan; blessé à Gorernolo, il était encore satuffrant^ il se plaça entre Tennemi et Bonaparte^ ie couvrit de son corpS; et reçut trois blessures sans vouloii; jamais le qoit* ter. Mttiron, aide-de-camp du général en cbcf , fut tué en lui faisant! un rempart de son corps. Mort héroïque et touchante! Belliard, Yignoles, tombèffent hlesaés en. ramenant les troupes en avant. Le brave gén^nal Robert fut tué ] « c'était un soldat solide au feu. )> Le générai Ouieux ayant passé TAdige à Âlbaredo, sur un bac, Arcole se trouva pris à revers, et bientôt évacué avec une perte eonsidérable de la part des troupes antricbienncs. Mais qu'était cet avantage à côté des résultats qu'e^érait le générai français? lAlvijazi, qui avait enfin compris la gra* vite d un mouvement qui lui aurait pu faire perdre tous ses {wrcs , touteson artillerie , et lui couper sa.ligne de retraite sans le courage des Croates d'Arcole » abandonna ses positions deCaldiéro', ainsi Vérone fut affranchie de tout péril, et Tarmée française , éprouvée par un si rude assaut , sentit renaître en elle Tespérance ainsi que le courage.
Bonaparte, inqpietdece qui s'était passé àTaile commandée par Yaubois , et admettant révénement le plus défavorable , replia son aitnée victorieuse sur la rive droite de TAdige, ne laissant sur. la rive gauche qu'une brigade •et quelques pièces de canon. Il sut le lendemain, à six heures du niatin, que Vauhois occupait Bussolino , et que Davidowich n avait, fait s^iicune attaque contre lui ^ mais ALvûizi , instruit du mouverpent rétrograde de son adverisairOf occupa Porcil et Arcqle, et dirigea deux colonnes sur les digues. Les Autrichien arrivèrent jusqu'il quatre 'Cents pas du pont de Ronco \ ^lors les républicains marehirent à enx ; là, deqx divisions ennemies furent encore Anéanties et labsèrfînt des dnapeaux et des prisonniers > entre nos mainà. .Bonaparte, se, repliant encore comme la veHle aprisunsifccës, apprit av^ joie que D^vidowich ne Aôsiûtftwmi mouvement, i^lvinzi , per^ua^é qu'il n'y avait
lUTASLLB II AACOiB. WT
k Ronco qoe quelque troupes , se bâta d'attaquer de nour veau cette portion. Les cohmiies françaises reocootrèri^nt à moitié des chaussées les bataillons allemands. La Int^e dcTint des plus Yiyes \ la 7S« demi-brigade fut rc^pué ; mais la 32e^ habilement placée en embuscade, , fondit sur l'ennemi et précipita dans les marais trois mille Croates^ qui furent presque tous tués. Masséna, à la gauche,. après avoir combattu avec opiniâtreté» abîma la division qui lui était opposée. Dans Taprës-midi , Bonaparte voulut enfin terminer cette bataille. Ayant récapitulé les pertes do Fennemi, qui devaient s'élever à viugt-cinq mille hommes^ il ordonna aux siens de sortir des marais et d aller attaquer les Autrichiens en plaine. Nos soldats franchirent le pont à rembouchure de l'AIpon. Elliot> aide -de-camp du général en chef , avait été chargé d'en construire un autre. A deqx heures après midi , Tarmée française se trouvait en bataille, la gauche à Arcole, la drcnte à Porto-Legnago. L'adjudantgénéral Sarret avait reçu, l'ordre de partir de Legnago avec six à sept cents hommes , quatre pièces de canon et deux cents chevaux, pour tourner la gauche de rennemi appuyé à des marais. Ters troi$ heures » à Tinslant où cette petite colonne commençait à se porter en avant, Bona* parte ordonna au chef d'escadron Hercule de se glisser^ ayec vingt-cinq guides et quatre trompettes, à travers les roseaux et de charger l'ennemi avec un grand bruit de trompettes. Cet officier, ayant etécutécet ordre avec toute rintelligence possible , contribua beaucoup au succès de la bataille. L'ennemi, rompu de tous c(>tés, se retira devant qos troupes, qui le menèrent battant toute la soirée. Dans cette bataille de trois jours , le malheureux Alvinzi perdit quatre drapeaux, dix- huit pièces. de canon et dix^huit mille hommes , dont six mille prisonniers.
Cependant Bonaparte , ayant reçu de ses coureurs la nouvelle que les Autrichiens en désordre ne résistaient dans aucune position , se porta par un à gauche sur Yér
818 RBI^OtimON PRANÇAIBE.
Tone pour sarprendre DaTido^ich, qui ne savait encofe rien de ce qui s'était passé. Le 17 avril, Davidowich, après avoir attaqué Bassolino , était parvenu à rejeter Yanbois surCastel-Novo. Masséna, réani avec son collègne, aborda Bivoli , tandis qu'Atigereau y qui se portait sur la rive ganche de TAdige , faisait qninze cents prisonniers, s*emparait de deux équipages de pont , de neuf canons et d'une grande quantité de bagages. Au moyen de ces efforts combinés, Davidowich , menacé de toutes part?, fut promptement rejeté dans les gorges du Tyrol. Bonaparte y ne Voulant pas le poursuivre jusqu'à Trente, se contenta de faire occuper la Corona et Rivoli. Après cette campagne , l'armée autrichienne, repoussée dans les montagnes, était encore nombreuse, tandis que les troupes victorieuses, décimées par le feu, épuisées de fatigue, et réduites i trente mille hommes, semblaient incapables de résister désormais aux efforts que ferait l'Autriche pour reconquérir la Lombardie. Un voile de gloire dérobait cette situation i tous les regards , excepté à ceux de Bonaparte dont la pensée pénétrait toute la profondeur de nos plaies. Tandis qu'il cachait sous l'air radieux d'un vainqueur ses funestes clartés sur notre danger, l'admiration transportait ITtalie^ elle applaudissait tout entière aux triomphes du génie qui se montrait à elle comme un libérateur. Toute la France à son tour ressentait de véritables transports d'allégresse et d'orgueil^ le Directoire, ii'associant à ces deux sentimens , t)btint un décret portant que l'armée d'Italie avait encore bien mérité de la patrie, et que les drapeaux portés par les généraux Bonaparte et Augereau sur le pont d'ArcoIe, leur seraient remis comme des gages de la reconnaissance de la patrie. Ce fut après la victoire d'Arcole , que Clarke , envoyé du Directoire , proposa à des généraux de l'Autriche un armistice. Cette démarche fut faite malgré Bonaparte , qui , au lien de traiter avec TAutriché , voulait qu'on