‹ Histoire complète de la révolution française (volume 2)Chapitre 66 sur 93 · CHAPITRE LXXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXXII

LdUr» 4u premier 4;an^Hl 4Uicoi d^Afîgl^tenv. r^ R«fwivd« M^pwii pairAutriche* — Les Français appelés à la guerre. — Plan général df Bonaparte pour la campagne — Italie. — Défense de Géoçs par Hasséoa. — Armée de réserve. — Passage da Saint- Bernard.' — L^Année en liutie««^ Premiers succès.'^ TV Dêum <<lianié k UmIsèï. — PrxMsUmatîon de Bonaparte à racwée. -^ Machinations à Paris contre le premier consul, alors en Italie.— Mêlas ne croit pas à la présence des Français. — Reddition de Gênes apris des prodiges par Masséna.

Asonreloar d'Egypte^ Bonaparte souhaitait sincèrement la paix urée rEinrope : la paix était son mot d'ordne dans toutes ses conversations. Honge , ijfni-ayait Toreille do premier consul, et connaissait toute sa pensée , ne nous pariait qne de la paix vonioe par le gonvernement. Tous lesactes'de Bonaparte, dans t'intérieory étaient autant de Bhoyens par lesquc^k M espérait parvrair è réeonciiier la France »rec l'Europe , rassurée désormais isur k erainlé de la contagion dea principes révolutbnnaires; Vais pom* disacNrffe la oorfitton, il MIait en détacher l'Angleterre , qai tu éyâL rame : €elte eonvklion déteanina Bonapartv i'éerire m roi Geoi^es la lettre que nous allons citer ; « Appelé par le tcmi de la nation française à occuper la pren^ène magistrature , je crois conrenable eu entrant en eharge d*en faire directement part à votre majesté.

« La guen^ qui , depuis huit ans , ravage les quatre partiesdn monde, doit ellettre étemelle? VPj a-'t41 donc aucun VI. 'io

466 RÉVOLUTION française!

moyen de s'entendre? Ck>ninient les nations lesplas éclairées de l'Europe, paissantes et fortes pins qaene l'exigent leur sûreté et leur indépendance, peuyent-elles sacrifiera des idées de vaine grandeur, le bien du commerce, la prospérité intérieure, le bonheur des familles? Gomment ne sentent-elles pas que la paix est le premier des besoins comme la première des gloires? Ces sentimgns ne peuvent pas être étrangers au cœur de votre majesté y qui gouverne une nation libre, et dans le seul but de la rendre heureuse.

« Votre majesté ne verra, dans ces ouvertures, que mon désir sincère de contribuer efficacement, pour la seconde fois , à la pacification générale, par une démarche prompte, toute de confiance, et dégagée de ces formes qui , nécessaires peut-être pour déguiser la dépendance des états faibles, ne décèlent , dans les états forts , que le désir de se tromper. La France et l'Angleterre, par l'abus de leurs forces, peuvent long temps encore, pour le malheur de tous les peuples, en retarder Tépuisement; mais, j'ose le dire, le sort de toutes les nations civilbées est attaché à la fin d^une guerre qui embrase le monde entier, d

Georges III voulait la guerre ^.Pitt frémissait à la seule pensée d^ traiter avec Bonaparte, TAnnibal de la France çonJLre, l'Angleterre*, lord Grenville^ join de se n^ntrer tQuçhé,de la noble. franchise du premier mpgistvat de la içépubUqae , fit parvenir ^u ministre Tallejrand qne note diplomatique qui se terminait par la daitande du rétablissement. de»s Boadbons comme garantie de. la paix. La répqnseque fit,Talleyrand,par l'ordre de Bonaparte, à lord Gren ville > fut à la fois calme et ferme ^ elle repoussait surtout avec force le reproche fait à la France d'avoir la première commencé la; guerre. Le ministre soutenait avec raison que tout le mal causé par une si longue querelle venait de racharnement avec lequel tous les trésors de

Page 1