ARMISTICE
à Lauffen^ à Salzbonrg etLambach. L*archiduc Charles, accouru en toute hâte , prit le commaudemcat des débris de 1 armée impériale y et demanda à Moreau un armistice. Le général français y consentit pour quarante-huit heures^ et à condition de pouvoir continuer sa marche sans être attaqué. L'archiduc Chartes dépêcha en toute hâte un courrier à Vienne^ tandis qu^il se reployait sur Saint- Pœltcn, et que Moreau, ayant franchit TEns, s'avançait entre Wecdofen et Yps. Enfin le comte de Grave se présenta , le 4 nivôse , à Steyer, où il conclut avec Moreau un armistice, par lequel l'empereur s'engageait i traiter séparément de la paix. Moreau ne se trouvait plus qu'à vingt lieues de Vienne , o& rien n'aurait pu désormais l'empêcher d'entrer en triomphateur. Cette campagne, fort belle , me rappelle cependant que Bonaparte accusait Moreau de lenteur, et dbait qu'avec ce général il fallait toujours enfoncer Taiguillon pour réveiller son ardeur, et accélérer sa marche. Cobentzel, autorisé par sa cour réduite aux abois, s'offrit àtraiter séparément de TAn^ gleterre ; de son côté Bonaparte, qui jouait en diplomatie à jeu découvert, annonça dans un message au Corps- Législatif , que nous voulions la rive gauche du Rhin , et l'indépendance des républiques italienne, helvétique et batave.
Pendant que Moreau s'était couvert de gloire, Augereau avait fait preuve de force et de constance^ Macdonald , obéissant aux ordres du gouvernement, était parvenu , à travers des difficultés inouïes , à exécuter avec l'armée des Grisons un passage du Splugen, peut-être encore plus étonnant que le passage des Alpes par Bonaparte. Le 15, cette armée, qui avait pour chef d'étatmajor l'habile Mathieu Dumas, se trouvait avec son quartier-général à Chiavenna. En Italie, Brune à la tête d'une belle armée , lors de la dénonciation de l'armistice , marcha sur le Mincio, franchit cette rivière après une