‹ Histoire complète de la révolution françaiseChapitre 117 sur 125 · CHAPITRE XXX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXX

Du mou riez. — Positions des armées. — Bataille de Jemmapcs. Prise de Mons. — Marat et Dumouriez.

Dumouriez en apprenant les orageux débats de la Convention , et Tissue de la querelle suscitée par les Girondins, dut reconnaître- leur légèreté, leur imprudence, et Ténor mité de la faute qu'ils avaient commise en rejetant l'avis salutaire d'un rapprochement avec Danton et avec les hommes qui marchaient sous sa bannière; IL dut comprendre aussi que tout le pouvoir finirait par tomber entre les mains des Jacobins, parti ombrageux , sévère, inexorable pour les défaites, et prompt à punir au premier soupçon. Placé sous les regards de pareils jugés, il comprit que sa position le condamnait à des victoires qui fissent oublier la complaisance et la courtoisie avec lesquelles il avait permis aux Prussiens de repasser nos frontières, lorsque l'occasion se présentait peut-être de les écraser sans retour.. De son côté, le conseil exécutif après avoir vu l'ennemi au cœur de la France et le sort de la patrie commis au hasard d'une bataille, sentait profondé-

ment la nécessité de porter la guerre au dehors, pour ne pas perdre dans une dangereuse inertie le fruit des précédera succès; après une invasion, il faut des conquêtes à un peuple comme les Français.

L'offensive présentait d'immenses avantages; on pouvait ainsi nourrir la guerre par la guerre , se renforcer des levées belges, imposer [à la Hollande, et lui prouver que laj France de 1792 était assez puissante pour attaquer ; enfin, outre les beureufet promesses que nous faisait cette résolution , elle avait encore le mérite de nous assurer d'une bonne ligne d'opérations militaires. La position du duc Albert empirait à mesure que l'attitude de ses adversaires devenait plus hostile. Les forces de ce prince qui avait adopté le plan de couvrir les provinces confiées à sa garde, en s'étendant depuis la Sambre jusqu'à Tournai , se trouvaient dispersées. Dix bataillons et deux escadrons aux ordres de Latour , défendaient Ypres et la Flandre depuis Tournai. Le duc de Wurtemberg campait sous cette ville arec neuf bataillon^ et dix escadrons j quatre bataillons et sept escadrons se trouvaient à Bury : onae iatoûllons, quinze escadrons., gardaient Mons. Le corps d'étoigrés, aux ordres du du&ès BouHrtm; était campé vera Namur-, mais, on comptait peu sur ses services. Clairfayt arrivait de Champagne, traînant après lui un corps de dis: mille hommes, mais brisés pt découragés. La première brigade de ces troupes échappées aux misères de la cajmpagne de Va)my, parvint à Mons le !<*? novembre. Les circonstances se présentaient favorables à la France et à son général, dont nous allons <Hre les dispositions. - .

Valence fonçait la droite de l'armée dés Ardennes 7 forte de vingt-quatre bataillons et de douze escadrons. H avait reçu L'ordre de couper Glairfajt en le prévenant à Namur, mais cette opération n'avait pu s'exécuter. Le deuxième corps d'environ douze mille hommes , aux

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