‹ Histoire complète de la révolution françaiseChapitre 120 sur 125 · MARAT ET DU MOU RIEZ · texte numérisé non relu

MARAT ET DU MOU RIEZ

la patrie, » seraient prononcés à la tribune nationale ou gravés sur sa tombe.

La victoire de Jeramapes affermit Pache dans le ministère de la guerre, que Servan avait quitté pour prendre le commandement d'une armée que Ton formait aux Pyrénées. C'était Roland qui , après avoir éprouvé Pache dans les bureaux de l'intérieur, lavait demandé pour collègue. Les passions de deux partis ont singulièrement défiguré cet homme remarquable ; le voici tel que j'ai cru le voir. Revenu en 1788 de la Suisse, qu'il semblait avoir adoptée pour seconde patrie , le nouveau ministre en avait les mœurs simples et patriarcales. Tout en lui respirait Tordre et la modestie ; il avait la voix douce et le parler d'un honnête, homme. Exempt de passions ardentes, comme de grands besoins , sobre et réservé en tout , il apportait aux affaires un sens droit , une application infatigable , un dévouement sans bornes à ses devoirs , et la plus intacte probité. Son esprit ne manquait ni de tact , ni de souplesse , et son caractère facile avec des apparences sévères , n offrait aucune des aspérités dont la vertu de Roland semblait trop souvent hérissée. Il agréait alors aux. Girondins , il ne déplaisait *patë"i leurs adversaires , en sorte que tout le monde espérait en. loi. Roland surtout croyait .avoir obtenu, dans Pache un second qui te soutiendrait en toute occasion , il se • trompait ; et nous verrons comment Pache fut exposé au reproche d'ingratitude pourvoir, déserté la bannière des auteur* de son élévation qu'il n'avait point briguée.

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