‹ Histoire complète de la révolution françaiseChapitre 37 sur 125 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

Discours de Kersaint et de Guadet. — Conduite de Brissot. — Entrevue de Vergniaud avec le roi , qui refuse l'appui des Girondins.

— Projet d'insurrection comprimé par Pétion. — D'Eprémesnïl. — Plan de Barbaroux. — Réponse du roi au manifeste prussien. — La ville de Paris demande la déchéance. — La section Mauconseih

— Pétition du Champ de Mars. — Rejet du décret contre Lafayette.

— Rœderer et Pétion. — Comité royaliste. — Préludes d'insurrection.

Tandis que le parti patriote délibérait sur les mojens de sortir de l'état de crise où la France se trouvait , et de se débarrasser d'une institution que Ton regardait, grâce aux fautes des conseillers de la couronne , comme nuisible au salut de la patrie et inconciliable avec la liberté publique (je veux parler de la royauté), des résolutions décisives se préparaient dans le sein de l'Assemblée nationale. C'était peu que jusqu'alors des membres de cette assemblée eussent tonné contre Louis XVI : dans la séance du 25 juillet , Kersaint, après une dénonciation formelle , avait conclu à la déchéance. Cette démarche hardie avait retenti dans les départemens. On examina les inculpations de Kersaint ; elles parurent fondées ; et si les complots de Louis avec l'étranger ne furent pas matériellement prouvés aux yeux de tous , nul ne douta de la mauvaise volonté royale. Aussi le peuple, redoublant de colère, ne se lassa pas de provoquer, par de nouvelles et nombreuses pétitions,

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