i ne sait pas précisément Lequel des deux l'a ravie
Sur ce funeste événement Quelle opinion doit-on suivre?
Saint-Lambert s'en prend au livre ; Voltaire dit que c'est l'enfant.
ayant retrouvé un peu de calme, se ressouvint que son portrait avait été autrefois renfermé sous le chaton de cette même bague, et il supposait qu'il y était encore. Il me dit de m'informcr si la bague n'était point restée entre les mains de la première fenune de chambre; que si elle me la montrait, je n'avais iiu'à l'ouvrir par un moyen qu'il m'indiqua, en ùter le portrait et le lui rapporter. Je lui dis alors que la bague dont il parlait avait été remise par moi-même entre les mains de M. le marquis du Chàtelet, l'ayant pour cet effet tirée du doigt de madame son épouse, immédiatement après sa mort, d'après l'ordre que j'en avais reçu de madame de Boulllers ; mais que son portrait n'était plus sous le chaton... « Eh! comment savez-vous cela? « me dit-il. Je lui racontai ingénument ce qui s'était passé chez madame de Boulllers, en présence de M. de Saint-Land)ert. « 0 ciel! dit-il, en levant et joignant les deux mains, voilà bien les femmes! j'en avais ùté Richelieu, Saint-Lambert m'en a expulsé ; cela est dans l'ordre, un clou chasse l'autre : ainsi vont les choses de ce monde! )^ — Mémoires de Lo\t;cuAMr, 1. 11 des Mémoires sur VoUaire, par L(jN(;cnA!MP ET Waonière. (Paris, Aimé André, 1826.)