‹ Histoire complète de la vie de VoltaireChapitre 76 sur 122 · CHAPITRE LXX · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXX

VOLTAIKE r.lUMINAlJSlK

On connaît peu ce qu'on pourrait appeler Voltaire criminaliste, et cependant c'est là un des côtés les plus honorables de sa longue carrière. Avec quelle |)ersistance et (|uelle force il demande une juste proportion entre le délit et la peine ; l'abolition de la torture, « invention excellente pour sauver le coupable robuste et pour penire l'innocent faible de corps et dV'spril ; d l'aboliiiun de la procédure secrète, de la conliscation, des su|)i)lices rallinés qui ajoutent à la mort même; celle

(le la peine de mort, sauf dans le cas où il n'y aurait pas d'autre moyen de sauver la vie du plus grand nombre, le cas où l'on lue un chien enragé. Le procès Morangiès (1771), allaire où celui qu'il défendit n'était peut-être pas digne de sa protection, lui fournit pourtant l'occasion de développer les principes de la raison en matière de preuve, ceux qui exigent que la conscience du juge pèse les témoignages et ne les compte pas. Ce qu'il veut, c'est qu'on cherche à prévenir les crimes plus encore qu'à les punir. — Nouvelle Biographie générale de Firmin Didot, t. 40. Biographie de Voltaire, [)ar EuGÈNK AssE, p. 425-424.

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