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nosement pardonné le passé, Toulait se ficrvîrda pouvoir contre Hntérét ^ celui qui Ty avait placé. La main qu'on lui av^rfl loyalement tendue, il se préparait à la mordre! Quelle reconmossancel
Enfin le Ftface avait tme dernière raison très-décisive pour renoncer aux services da cabinet du 20 décembre, moffifié le 2 juin ; <?ert que ce cabinet manquaft d'homogénéité, d'unité de vues et d'esprit; et, en effet, quelle harmonie poovait-il y avoir dans un ensemble où Ton voyait M. Dufeure à côté de H. deFalkmxl
Wons en avons fini avec le Ministère ; regardons maintenant sur les bancs de la majorité.
Une gnerre souterraine d'abord, comme nous l'avons dît, y commençait déjà contre l'élu du dix décembre. Des négociateurs officieux s'occupaient de cette chimère, dont on a si longtemps entretenu la France, la ftision des deux branches bourboniennes. On murmurait tout bas des espérances de restauration dynastique, des paroles de contre-révolution dans une réumon parlementaire dite réunion du conseil d'Étal, el composée presque exclusivement, à cette époque, d'orléanistes et de légitimistes. Ce n'est pas tout encore r pour assurer la réussite de ces projets, et sous prétexte d'accord avec les grands pouvoirs, on ne pensadt à rien moins qu'au remplacement de MM. Barrot et Dufaure par un Ministère pris sur les bancs de la majorité.
Voici donc la position dans laquelle se trouvait Louis-Napoléon au mois d'octobre 1849: d'un côté des ministres ostensiblement appuyés jusque-là parla majorité, mais qu'elle reniait secrètement et voulait môme supplanter, ministres qui, en général, avaient perdu les sympathies du Prince; d'un autre côté, une mi^jorfté où l'esprit de parti et d'intrigue se glissait tous les jours davantage, et qui manifestait la prétention d'annuler le chef de l'État en attendant le jour où les circonstances lui permettraient de l'abattre.
Telle était la situation lorsque, à propos d*un crédit demaDdé par le Gouvernement, se produisit à la tribune le débat d'octobre 18^9 sur les affaires de Rome.
M. Thiers, rapporteur de la Commission nommée pour examiner la demande de crédit, affecta, dans son raifort, de ne pas parler de la lettre du Prince à M. Edgard Ney. Ce silence était peu respectueux pour la personne du premier magistrat de la République; c'était plus qu'un oubli de toutes convenances, c'était parti pris d'amoindrir, d'abaisser VauiOTiié suprême. M. Barrot et les autres Ministres, appelés à parler dans cette discussion, eurent le tort d'imiter un peu trop l'exemple de M. Thiers, de ne pas oser avouer hautement devant la Chambre la lettre du Président. M. Barrot eut peur de la majorité, qui, disait-il, n'approuvait pas cette lettre (î).
Ce jour-là 20 octobre, le Prince prit son parti ; H se détermina à rompre avec des Ministres plus soucieux de plaire à l'Assemblée qu'à lui, et à se séparer avec éclat non des doctrines, mais des chefs de la msgorité.
Plein d'estime pour la probité de M. Barrot, il voulut le charger de composer un nouveau Ministère. M. Barrot déclina cette tâche, en disant que des engagements le liaient à M. Dufaure.
Le Prince confia alors à MM. Persigny et Ferdinand Barrot, ses confidents intimes de tous les jours (2), le soin de lui présenter une liste de ministres. Il leur demanda des hommes nouveaux, étrangers aux anciens partis, mais sympathiques aux principes d'ordre et d'autorité, tels enfin que la Chambre ne pût les repousser sous prétexte qu'elle ne serait pas représentée par eux.
(1) M. Barrot, étant à la tribune» voulait lire la lettre; il la cherchait dans son dossier, quand M Dufaure lai écrivit un mot pour Vea empêcher.
(2) U. Ferdinand Barrot était alors secrétaire général à la Préai* dence.
Dix jours après, le 31 octobre, tout étant arrêté et conclu, le Président de la République envoyait le Message suivant à l'Assemblée Législative. U y expliquait, avec dignité, le changement de Ministère.
« Elysée, 81 octobre 1819.