PROCLAMATION A L'ARMÉE
€ Soldats !
« Soyez fiers de Totre mission; vous sauyerez la patrie» car Je « compte sur vous, non pour violer les lois, mais pour (aire respecter « la première loi du p^ys, la souy eraineté naftonalOi dont Je suis le lé- « gltlrae repi^entant .
« Depuis longtemps vous sorsUffte^ eomme moi des obstaeles qui « s^opposaient et sfti bien que je voulait vous faire, et aux démon- « stratjons de votre sjmpatbie en ma faveur.Ces obstacles sont brisés.- « L'Assemblée a .essayé d'attenter i l'autorité que Je tiens de la na- « tion entière-; elle a cessé d'exister. '
« Je fois un loyaf appel au Peuple et à l'armée, et je leur die : Ou « donnet-moi les moyens d'assurer votre prospérité, ou choisissez c un autre àma place.
« En 1890 eomme en 1848, on vous a traités en vaincus. Après « avoir flétri votrer désintéressement héroïque» on a dédai^é de con-
• sulter vos sympathies et vos vœux, et . cependant vous êtes l^lite « de ia nation. Aujourd'hui, en c#inoment soteuielje veux que Parc mée fasse entendr^-sa voix.
m Vote» donc librement comme citoyens ; mais, comme Mdats, « n'oubUez pas que Pobéissance passive aux ordres du chef du Gou- « vemement est le devoir rigoureux de l'armée, depuis le généraF « jusqu'au soldat. Cest à' moi, responsable de mes actions devant le « Peuple et devant la postérité, de prendre les mesures qui me scm- « blent indispensables pour le bien public.
• Quant à vous, restez inébranlables dans les règles de la disciplina
• et de l'honneur. Aidez, par votre attitude imposante^ le pays à
• manlfestei^sa volonté dans le calme et la réflexion. Soyez prêts à t réprimer toute tentative contre le libre exercice de la souveraînetô « du Peuple.
« Soldats! je ne vous parle pas des souvenirs que mon nom rap-*
« peUe. Ils sont gravés dans vos cbius* Nous sommes unis par des « liens indissolubles. Votre histoire est la mienne n y a entre nousy « dans le passé commananté de gloire et de malbenr ; il y aora dans m l'avenir communauté de sentiments et de résolutions pour le repga « et la grandeur de la France. -
« Fal^auptfais de FJSlysée» le s décembre 1851.
PROCLAMATION AU PfiDPLE FRANÇAIS.
« FaàHÇAis!
« La situation actuelle ne peut durer plus longtemps. Chaque jour « qui s'écoule aggrave les dangers du pays. L'Assemblée, qui devait « être l^ plus ferme appui de Tordre, est devenu un foyer de corn- « plota« ie patriotisme de trois cents de ses membres n'a pu arrêter « aea fatales tendances. «Au lieu de faire des lois daiis.l'lntérét géné- « raly elle forge des armes pour la guerre civile^ elle attente au po«- « voir fie Je Uaas direeteneAt ^Peuple; elle*eiicourage toutûs les « mauvaises passions; elle compromet le repos de la France. i% Pal « dissoute» et Je rends le Peuple entier Juge entre eUe et mol.
m La <;onstitution, voqs le saves, avait été faite dans le but d'affai- « blir d'avance le pouvoir que vous, allies me confier. Six millioos de. « suffirages forent une éclatante protestation contre elle, et cependant « Je l'ai fidèlement observée. Les provocations, les calomnies, les on- « trages m'ont trouvé impassible. Mais aujourd'hui que le pacte fon- € damental n'est plus respecté de oeux-làmème qui l'invoquent sans « cesse» et que leshomnes qui ont déjà perdu deux monan^iies veiH « lent me lier les mains afin de renverser la République, mon devoir « est de déjouer Jeurs 4>erâdes prciets, de maiitfenir la République» « et de sauver le pays, en invoquant le Jugement soiennel du seul « sooiiraii que Je reeonnaisse en France : lerPeuple l
« Je fais donc un appel loyal à la nation tout entière, et je vouft « dis : Si vous voulez continuer cet état de malaise qui nous d^radei « et compromet notre avenir, choisissez ufl autre à ma place, csr Je bs « veux plus d'un pouvoir qui est impuissant à faire le bien, me reiMl « responsable d'actes que Je ne puis empêcher, et nf encbatae au gam^ « veniall, quand Je vqis le vaisseau courir vers l'abîme.
« S, au contraire, vous avea encore confiance en moi. donoet^Mal « les moyens d'accomplir la grande mission que Je tiens de voua.
« Cette mission consiste à fermer l'ère des révolutions, en satisfnf- « sant lea besoins légitimes du Peuple et en le protégeant contre les « passions subversives. EUe consista surtout à créer 4es Inst&tutioiia
« qui surviTent aux hommes, et qui soient enfin des fondalisos wu n lesquelles on puisse asseoir quelque chose de durable.
« Persuadé que rinstabilité du Pouvoir, que la prépoudéranee « iPnne seule AssemMée» sont les caoses peraunentea de tronhle et « de discorde, je soumets à Tossulfrages les hases fondamentales soi- « Yantes d'une Constitution ^e les Assemblées développeront plos « tard:
« i* Un diefresponsatMe nommé poor dix ans; « 9* Des ministres dépendant du pouvohr exéeoftf senl; m 3* Uneoosell d'État formé des hommes leslplas distingoés, préparant les lois, et en soutenant la discussion devant le Corps législatif;
« 4» im Corps léi^lattfdiscQtant et votant les Icte, nommé paris eoffirage oniversâ, sans scmlin de liste qui linsse l'élection ; « 6* Une seconde Assemblée, fonnée de toutes les illustrations du pays, pouvohr pondérateur, gardien du pacte fondamental et te libertés publiques.
« Ce système, créé par le Premier Consnl an commencement da aièele, a déià donné à la Fïaqce le rspoB et la proqiérfté ; Il les lui garantirait encore.
« Telle est ma conviction profonde. Si vons la partagez, déclarez-le par vos suffrages. Si, au contraire, vous préférez un gouvernement «ans force, monarchique ou républicain, emprunté à Je ne sais quel passé ou à quel avenir chimérique, répondez négativement « Ainsi donc, pour la première fois depuis 1S04, vous vot^raa en conn^ssance de cause, en sachant bien pour qui et pour quoi, c Si Je n'obtiens pas la minorité de vos suffrages, alors Je provoqœrai la réunion d'une nouvelle Assembléei et je lui remettrai le mandat que j'ai re^ de voua.
« Mais si vous croyez que la cause dont mon nom est le symbole, c'est-à-dire la France régénérée par la Révolution de 89 et organisée par l'Empereur, est toujours la vôtre, prodamez-le en consacrant les pouvoirs que Je vous demande.
m Alors, la France et l'Europe seront préservées de l'anarchie, les obstacles s'aplaniront, les rivalités auront disparu, car tous respecteront, dans rarrét du peuple, le décret de la Providence.
« MtanpalaiBdelllysée, le a décembre ISfii.
« Louis-NapolAon BoKAPAmn. »
On voit qpie, dans ce dernier document, le Prince, tout en expliquant les motifs du coup hardi qu'il venait de frapper,
8'expliquait franchement sur l'avenir : il disait deux choses à la France : d'abord il la prenait pour juge entre ses eniiexms et lui; ensuite, il ^joutait : c Si vous voulez prolonger c mon mandat, déliez-moi les mains ; je ne puis gouverner c aux mêmes conditions qu'hier: donnez-moi les pouvoirs c nécessaires pour réformer des institutions vicieuses et bâtir c un solide édifice. •
Voyons maintenant ce qui se passait au Palais Législatif.
Une consigne mal comprise permettait, dans la matinée, h environ soixante Représentants d'y pénétrer. Ces députés se réunirent dans la salle des Conférences ; mais le Ministre de l'intérieur, ayant été instruit de leur présence, donna l'ordre de les faire sortir. Ce fut le brave commandant Saucerotte, de la garde municipale, qui fut chargé d'exécuter cet ordre.
D'ua autre côté, à dix heures idu matin, plusieurs membres de la Montagne se réunissaient rue des Petits-Augustins, n^ i, sous la présidence de M. Crémieux ; mais la réunion ayant été cernée, sur Tordre du préfet de police, les montagnards se sé^ parèrent.
Arrivons maintenant à la femeuse séance tenue à la mairie du dixième arrondissement, séance à laquelle assistait toute la ligue monarchico-républicaine. Pour bien faire connaître cet effort suprême et désespéré de la coalition expirante, empruntons le récit fait par M. Mayer dans son Histoire du i décembre.
SÉANCE EXTRAORDINAIRE Du 2 décembre 1851 ,
Tenue dans la grande saUe de la mairie du 10* arr<mdis$emem, à 11 heures du matin.
Le bureau est composé de MM. Benoist d'Azy, Vitet , vice-présidents ; Chapot, Moulin, Grimault, secrétaires. Une vive agitation règne dans la saUe, où sont réunis environ trois cents membres apparta* liant à tontes les opinions politiques.
m. le VrMâent. La séance est ouverte.
Phaieurs membres. Ne perdons pas de temps.
M, le Pvétâdent. Une protestation a été signée par plusieurs de nos coUègues; en yoici le texte...
K. Betryer. Je crois qu'il ne convient pas à PAssemblée de faire des protestations.
L'Assemldée Nationale ne peut se rendre dans le lieu ordinaire de ses séances ; elle se réunit ici : elle doit faire acte d'Assemblée et non une protestation. {Très-bien ! — Marques cT assentiment.) Je demande que nous procédions comme Assemblée libre, au nom de la Gonstitutloo.
S. viiet. Gomme nous pouvons être expulsés par la force, n'est-ll pas utQe que nous convenions immédiatement d'un autre lieu de léunion, soit à Paris» soit hors de Paris ?
Foia> nombreuses. Dans Paris ! dans Paris !
M. Bizio. rai offert ma maison.
K. Benyer. Ce sera le second objet de notre délibération ; mais la première cbose à Daûre par PAssemblée, qui se trouve déjà en nombre sufOsant» c'est de statuer par un décret ; je demande la parole sur le décret.
M. iVoAot. Je demande la parole sur un fait d'attentat. {BruU et tfitemiption.)
V. Berryer. Laissons de côté tous les incidents ; nous n'aivons peu^^tre pas un quart-d'heure à nous. Rendons un décret. ( Oui I Ouif)' Je demande qu'aux termes de l'art. 68 de la Constitution, attendu qu'il est mis obstacle à l'exécution de son mandat,
« L'Assemblée Nationale décrète que Louis-Napoléon Bonaparte est décbiL de la Présidence de la République, et qu'en conséquence le pouvoir exécutif passe de plein droit à l'Assemblée Nationale. » ( Trè&» pive et unanime adhésion. ^Aux voix I ) Je demande que le décret soit signé par tous les membres présents. (Oui I ouil)
m. Béoherd. J'appuie cette demande.
S. Vitet. Nous allons rester en permanence.
m. leBrérident. Le décret sera bnmédiatement imprimé parles moyens qu'on pourra avoir. Je mets le décret aux voix. (Le décret est adopté à l'unanimité, aux cris de « Vive la Constitution ! Vive la loi! Tire la République ! > )
Le décret est rédigé par le bureau.
m, Btseatory . Un avis pour b&ter le travail. Nous allons faire cou-
rirdes fsaillessarlesqaéUeftOQalgiienu On lesaoïieienflui^ décret. (Ouï/ ouï/)
(On MX circuler des feoffles de p^ier dans PAssemblée.)
Unmembre. U fimt donner Perdre an colonel de la 10* lâglOB 4e défendre PAssemblée. Le général Lauriston est présent.
M. Berrjer. Donnes un ordre écrit.
Phriewnmembrm. Qa'on batte le rappel!
(Une altercation a lieu duis le fond de la salle entre des Beprésen tants et cpielques citoyens qu'on veut tidre retirer. Un des citoyens s'écrie : « Messieursi dans une heure peut-être nous nous ferons tuer pour vous ! •
X. 9ifo«urf. im mot : BOUS m poQToos-.. (BftMt. — £eoiitai dono!écQiiUzl)9 nous ne devons pas» nous ne Toulonspas eidaie le» auditeurs. Ceux qui voudront venir seront très-bien venus. H vient de se prononcer un mot que J'ai recueilli : «Dans une heure peutêtre nous nous ferons tuer pour l'Assemblée.» Nous ne pouvons re- •cmckt beaucoup de personnes» mais celles qui peuvent ten^ Id MveH rester. (BienI biei^l) La tribune est pubUque de parlaCoBiUtotien. (JfdfTiies d:apprùbatian.)
Iê9 Prétîdeni Vite». Volci le décret de réquisition :
« L'Assemblée Nationale, conformément à Part. S2 de la Constffution» requiert la 10* légion pour défendre le lieu des séances de PAs- JWblée. »
Je consulte PAssemblée.
(Le décret est voté à Punanimité; une certaine agitation succède à ce vote; plusieurs membres parlent eu même temps.)
M. B«n7«r. Je supplie PAssemblée de garder le silence. Le bwefli qui rédige en ce moment les décrets» et à qui Je propose de remette tous les pouvoirs pour les différentes mesures à prendre, a besoin é» calme et de silence. Ceux qui auront des motions à (bire les fèrofli ensuite; mais» si tout le monde parle» il sera impossible de s'entisdre. (Le silence se rétablit.)
Unmembn. le^emande que PAssemblée reste en permaoenee )»> qu'à ce qu'on envoie des forces. Si nous nous séparons avant qjoa les forces viennent, nous ne pourrons plus nous réunir.
M. Xiegret*Devot. Oui! oui! la permanence!
(MM. Odilon Barrot et de Nagle arrivent dans la salle» et apposent leur signature sur le décr^ de déchéance.)
IK. U »iégW— I doMe wmm à M . Hotr a dé TMtidière éb faire entrer des Représentants qui sont retenus à la porte.
K. ff îiMiiirx. Je dtfliattAB à fAftsei&Mée de loi rendre eompte d^rn fait qui paraît important. Je suis allé faire reconnaître plusieurs de nos coUègHeaquinepoaTiieattDtrar.Us offlciert de pidx m'ont dit ^ue le maire avait Tordre de ne flkUre entrer personne. Je me suis transporté immédiatement chez le maire, qui m'a dit : « Je représente le Ponvoir exécutif, et Je ne puis laisser entrer les Représentants. • Je lui ai fait connaître le décret que TAssemblée ayait rendu, et lui «t dit qimnt atait pas d'autre Pouvoir exécutif que r Assemblée UÊUùMiê (trèibieni)^ et Je me soia retiré. J'ai cru devoir faire cette déclaration an nom de PAssemblée. {Ouil ouil—Très bien!) Quelqu'un n'a dit m passant : • D^ôobec-voiis; dans peu de moments la troupe eeraid. »
M. Bagffi. Jt demande pravisoirefneni qu'un décret ordonne au maire de laisser les aborda delasaUe libres*
M. de FaUoqs. Q me semble que nous ne prévoyons pas deux dkoeea <iui me pasaisunt trto-^vralseniMables : la première, que vos ordres ne s^ont pas exécutés; la seconde, que nous serons expulsée d'ici. U laut convenir d'un autre lieu de réunion.
M. Berrjer. Avec les personnes étrangères qui se trouvent présentes, nous ferions une obose peu utile i noas saurons bien nous flaire avertir du lieu où nous devrons nous réunir. (Non! noni Utk décret proviioirel)
«. le Pirétîéettt. M* Dufimre a la parole. Sflenoe» Miisieiiref lae mi-
outes sont des heures.
M. 9atmmtm. L'<d)servatleii qui ttent rètre faite eet Justes nous ne pouvons désigner hautement le lieu de notre réunion. Mais Ja demande que l'Assemblée confère à son bureau le droit de le choisi'* H avertira chacun des membres du lieu de la réunion, afin que cb»*> Gon de nous puisse s'y randre» Messieurs» nous sommes maintenant les seuls défenseurs de la Constitution» du droit, de la République, du pays. {OuiJ ouil Très^bimi -* Des cris de Fwe la RépubUquet se font entendre.) Ne nous manquons pas à nous-mêmes, et, s'il ihui enccomber devant la force brutale, l'histoire nous tiendra compte de ce que, Jusqu'au dernier moment, nous avons résisté p^ toua les moyens qui étaient en notre pouvoir. (Bravos et applaudissements.)
M. Bervyer. le demiflde que, par un décret, PAssetnblée Nationale ordonoaà tous les diveoteurs de maison dé foroe ou .d'arrêt de
déllTiWy sous peine de forfaiture» les R^résenUDts qui ont élé ai^ rètés.
(Ce décret est mis aux yoiz par le Président, et hàopié à l*iuianimité)
Un Représentant airlye^ et s'écrie : « Dépêchons-nous, voilà la ' force qui arrive! • (11 est midi et demi.)
M. Antony Tluiiiret entre et Signe le décret de déchéance, en disant : « Ceux qui ne signent pas sont des lâches I »
(Au moment où Ton annonce la force armée, un grand ailencft s'établit. Tous les membres du bureau montent sur leurs sièges pour être vus de toute PAssemblée et des chefe de la troiqie.)
Plusieurs membres, dans le fond de la salle. — On monte! oft monte ! {Sensation suivie d'un profond silence.)
m. lo Vrétident Ben^bt d'Amy. Pas un mot, Hessleon^ pas on mot ! Silence absolu I C'est plus qu'une inyitatioD, permettez-moi de dire que c'est un ordre.
Plusieurs membres. C'est on sergent^c'est un sergent qja'on eo- TOie!
M. lePréddMitBwMMfi d'Asy. Un sergent est lereprésentam de la force publique.
m. dm FaUouc. Si nous n'avons pas la force, ayons an moiDs la dignité.
Un membre. Nous aurons l'une et l'autre. (Profond siknee.)
!•• 9r«fSd«ttft. Restez à vos places I Songez que l'Europe entière vous regarde!
(H. le président Titet et M. Chapot, l'un des secrétaires, se dirigent vers la porte par laquelle la troupe va pénétrer, et s'avancent Jnsqne sur le palier. Un sergent et une douzaine de chasseurs de Vinoennes du 6* bataillon occupent les dernières marches de l'escalier.
MM. Grévy, de Charencey et plusieurs autres Représentants ont suivi MM. Vltet et Chapot. Quelques personnes étrangères à l'Asseinblée se trouvent aussi sur le palier. Parmi elles, nous remarquona M. Reslay, ancien membre de l'Assemblée Constituante.)
X le Fréndent Vital, s'odressant OU sergent. Que voulez-vous i Nous sommes réunis en vertu de la Constitution. le Sergent. Pexécute les Ordres que J'ai reçus. m le Président vitet. Allez parler à votre chef.
t. Ditesà votre chef de bataillon démonter iel.
<Aa iKmt dnm instant, im capitaine taisant fonctions de chef de bataillon, se présente au haut de rescaller.)
X. !• Frésid«Bt, s'odressont à Voffider. L'Assemblée Nationale est id réunie. C'est au nom de la loi, au nom de la Constitution, que nous TOUS sommons de vous retirer.
ImOmanmaèrnaA. Pal des ordres,
M. Vii«t. Un décret yient d'être rendu par l'Assemblée, qui dédare qu'en vertu de l'article 68 de la Constitution, attendu que It Président de la République porte obstacle à l'exercice du droit de l'Assemblée, le Président est déchu de ses fonctions; que tous les fonctionnaires et les dépositaires de la force et de l'autorité publique sont tenus d'obéir à PAssemblée Nationale. Je vous somme de vous retirer.
Je ne puis me rethrer.
I. A peine de forfaiture et de trahison à la loi, vous Ites tenu d'obéir, sous votre responsabilité personnelle.
V. cwèvy. N'oublies pas que vous devez obéissance à la Constitution et à l'article 68.
I. L'article 68 n'est pas fait pour mol. S. Beslay • D est foit pour tout le monde; vous devez lui obéir. (MM. le président Yitet et Chapot rentrent dans la salle.)
, M. "VHet rend compte à l'Assemblée de ce qui vient dese passer entre lui et le chef de bataillon.
M. 9. à» iiMioyri«. Je VOUS {NToposerai, Messieurs, de rendre un décret qui ordonne au commandant de l'armée de Paris et à tous les colonels des légions de la garde nationale d'obéir au président de l'Assemblée Nationale, sous peine de forfaiture, afin qu'il D'y ait pas un homme qui ne sache dans la capitale quel est son de« Toir, et que, s'il y manque, c'est une trahison envers le pays, {^rtèè" hieni très-biml)
Un membre. Je demande qu'on mette en réquisition le télégra- ]Aie*
M. U g4aéMl 0«dlB«t. Jamais nous n'avons éprouvé le besoin d'entourer notre président de plus de déférence et de considération que dans ce moment. D est bien qu'il soit hivesti d'une sorte de dictature, passez-moi l'expression. {Réclamations de la part de quelque$ membreê.) Je retire l'expression, si elle peut éveiller la moindre su8oeptlbilité;Je vrax dire que sa parole doit obtenir immédiate*
— su —
mentrespect eliUeDM. Notre ione,DOtra dlfaltéaiMl] dans ininité Nous sommes uiris» il n'y a plus dans PAMemMé» iê côté droit, ni de côté gaudie. iTrès-bien! très-^ienl) Nous aTom tous des ûbres aa cœur; c^est la VraDce tout entière (pU est Moitéo ea m moment. (Très-bienl)
m. u Président BenoUi d'Aaj. le ooit qat la fons de rassemblée consiste à conserver une parfaite union. Je propose, conformément à l^arfs «lui vient de m'être exprimé par plusieurs m^nbrea, ^e le général Oudinot, notre collègue, soit investi dn commandement des troupes. (Trèê bien! très bieni Braoofi
X. Tamîsîer . Sans doute» M. le général Oodlaolt comme leoe nos collègues, ferait son devoir; mais vous deves voua ra^wler FiKpM^ tion romaine qu'il a commandée. {Fives rumeurs. — Réclamatiom nombreuses.)
m. de aeifégoier. Vous désarmes TAssemblée une seconde lola*
K. de Bampierte. Taiiei-VOttS» VOUS SOUS «Mil
K. Teinkiflv. Laisiez«mo& acbever» voos neme compram pat.
M. le Précîdent Benoût d'Asy • S'il y a des divlslons parmi noos, nous sommes perdo».
m. TmaakUt. Ce tt^eit pM 11110 dlrMoo; mâls qneUe autorité atmt-il sur le peuple ?