‹ Histoire complète de Napoléon IIIChapitre 3 sur 62 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

SifloiAimv.— Arrivée de Louis-Napoléon oq Amériqae.» Lettre de lA reine Hortense à son fils.— Retour du Prinoe en Europe.— Débats entre la Suisse et le Gouvemement français au sujet de Louis-Napoléon; gneire imminente.— Lettre du Prince aulandamann de TlkUigOYie. —Départ pour rAngleterre*— Les Idées nt^léonimneSf examen de cet ouvrage du Prince. — Situation politique de la France en tS39 et en 1840. — Le Capitale, le Journal du Commerce, organes lM>napartistes. -^Le projet de loi de M. Thierssur les cendres de rfimperaur. — Le ttafté de 1840 «itre PAngleterre el les puissances du Nord» et la question d'Orient. — L'affaire de Boulogne.— Proclamations et décret sur un congrès national.— Détails de l'expédition.

Louis-Napoléon, arrivé aux Êtats-Dnis le 80 mars 183T, hésitait encore sur le parti qu'il devait prendre, et se demandait s'il devait se fixer momentanément à New- York, lorsquU reçut la lettre suivante de sa mère :

« Mon cher fils, écrivait la reine Hortense, on doit me faire t prochainement une opération absolument nécessaire. Si elle « ne réussissait pas, je t'envoie par cette lettre ma bénédic i tion. Nous nous retrouverons, n'est-ce pas? dans un meil- « leur monde, où tu viendras ne me rgoindre que le plus tard « possible, et tu penseras qu'en quittant celui-ci je ne regrette « que toi, que ta bonne tendresse qui seule m'y a fait trouver « quelque channe. Cela sera une consolation poœr toi, mon m cher ami, de penser que par tes soins tu as rendu ta mère « heureuse autant qu'elle pouvait l'être ; tu penseras à toute « mon affection pour toi, et tu auras du courage.

i Pense qu'on a toujours un œil bienveillant et clairvoyant

« 8tir ce qu'on laisse ici-bas, mais bien sûr on se retrouve.

• Crois à cette douce idée, elle est trop nécessaire pour ne pas

• être vraie. Je te presse sur mon cœur, mon cher ami ; je suis i bien calme, bien résignée, et j'espère encore que nous nous t^ reverrons dans cemonde-d. Que la volonté de Dieu soit « faite.

t Ta tendre mère.

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