‹ Histoire complète des voyages et découvertes en Afrique, depuis les siècles les plus reculés jusqu'à nos joursChapitre 8 sur 14 · IÎ · texte numérisé non relu

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en Europe. Cela ne dit rien pour un bo^ taniste, mais j'en déduis la conclusion qu'il y a été , et le nom se retrouve en effet dans la carte dressée pour le voyage de Mungo- Park , à la place même où il doit être. »

Rennel a l'air de douter aussi que Léon

a été àTombouctôu. Léon cependant l'affirme d'une manière si positive qu'on ne saurait nier ce fait , sans arguer de faux le récit entier de ses voyages. Il a visité nonseulement ce royaume , ipais encore d'autres contrées de la Nigritie , telles que Ginea, Melli, .Gagos , Gouber , Agades, Canos, Casena, Zegzega , Zanfara, Gouangara, Bournou t Gaoga , Nouba. Ses notices sont à la vérité maigres , pleines de lacunes et mêlées à beaucoup d'erreurs. Il donne surtout des renseignemens trèsconfus sur le cours du Niger > et pourtant il doit l'avoir vu , puisqu il connut à Cabra , port de Tombuctou , le frère du roi Abou-Bacr-Pargama^qu'ilpeint comme un Nègre rempli de beaux sentimens.

«Selon quelques-uns , est-il dit dans le texte italien , ce fleuve sort de certaines montagnes de l'ouest, coule vers l'orient, et se termine en un lac , ce qui ri est pas

vrai, tandis que la version latine dit seulement que tela ri est pas probable ; car; ajoute-t-il , nous avons navigué de Test f depuis le royaume de Tombuctou jusqu'à celui de Ghinea ou jusqu'au royaume de Melli , situés l'un et l'autre à l'ouest de Tombout. ;> On voit qu'il a été lui-même incertain relativement au terme de sa navigation ; Melli , d'ailleurs , est à l'est de Tombouctou. Il doit donc y avoir nécessairement* une faute d'impression ou une erreur de mémoire. Au surplus, comme la phrase soulignée peut bien ne se rapporter qu'à la formation du lac, il semblerait que Léon a voulu citer ici son excursion uniquement pour prouver que ce lac n'existe du moins pas dans l'espace qu'il a parcouru. Pour ne pas trop nous appesantir sur cette matière, nous nous contenterons d'indiquer brièvement quelques particularités si simples qu'elles ne mériteraient pas la peine d'être inventées. Dans le royaume de Gouber il remarqua des fruits légumineux comme il n'en a point vu en Italie. Pendant son séjour àBornou , qui a été d'un mois, le roi se préparait à une guerre contre Guangara.

C i56 ) salues brûlàns dii Disert ; non-seulement •ils visitèrent les bords du Niger, mais ils y fondèrent des colonies, des royaumes, et toute l'Afrique centrale, ne tarda pas à subir le joug des Musulmans. Les géographes qui écrivirent à cette époque trouvèrent donc de grandes facilités pour connaître cette partie du continent ; aussi donnèrent-ils des descriptions des lieux connus plus satisfaisantes que celles des anciens Suivant le témoignage unanime des écrivains arabes , le plus puissant , le plus florissant de tous ces royaumes fut celui de>Ghana , situé à l'orient de la grande rivière centrale qu'ils appellent le Nil des Nègres : maître absolu dans son royaume* le roi de Ghana ne rendait hommage qu'au chef des Abassides. Ils parlent avec admiration de la pompe de sa cour où les arts et la civilisation parvinrent certainement , s'il faut les en croire, à un degré que n'a jamais atteint aucun des autres royaumes nègres. Le palais bâti sur le fleuve réunissait à l'avantage d'une construction solide. les recherches d'un luxe à peine soupçonné dans ces contrées ; des»

fenêtres vitrées et d'excellens ouvrages de

( '3 7 ) peinture et de sculpture, des ^jléphans apprivoisés , des caméléopards domptés., ajoutaient à la magnificence du cortège royal; enfin, une masse d'or natif, du poids de trente livres, servait d'ornement au trône. Nonobstant cette splendeur de la cour , il paraît que la nation conserva un caractère de simplicité et même de rudesse ; les gens du peuple ne portaient qu'une ceinture ordinairement faite avec la peau, d'une bête fauvç ; .avoir un vêtement plus long, c'était déjà la marque d'un rang supérieur.

Au roi de Ghana appartient aussi fFangara ou le pays d'or , regardé comme le plus précieux joyau de la couronne. L'or de ce canton , supérieur à celui de tout le reste de l'Afrique, et provenant entièrement d'alluvions , est recueilli dans le lit des rivières ou sur les terreins inondés f après la retraite des eaux. Wangara est environné de tous côtés par divers bras du Nil qui, débordant lors de la saison des pluies , couvre presque toute la contrée ; aussitôt que l'inondation baisse , les habitans se précipitent, dit-on , hors de leurs asiles et creusent la terre pour y récolter

ÏW. Immédiatement après , arrivent , de toutes les parties de l'Afrique, des marchands pour échanger leurs diverses den-* réès contre de Tor seulement. Les principales cités de Wangara sont Reghehil et Semegondà", toutes deux agréables et situées sur le bord de grands lacs d'eau douce. : A l'ouest de Ghana s'étend le royaume de Tocrouràont là capitale porte le même ïfiom; Sala et Berîssa en sont les deux villes principales. - Ce pays \ très riche aussi et &rége d'un grand commerce , ne saurait lutter sous ces deux rapports avee Ghana.

Le NH des Nègres traverse aussi le royaume dé'Toct*ôùr et \ après un cours' de seize journées de marche vers Pou est, de Tocrourà Sala \ se jette dans la mer ou , plus probablement , dans un lac considérable.

A. quelque distance du rivage , se trouvait nie tVOulil qui fournissait du sel en assez grande quantité pour approvisionner tous îes états de la Nigritie , alors , comme à présent, entièrement dépourvue de cette denrée de' priemière nécessité. Le vaste pays de Lamlam {supposé te Melli de Léo) borne ces royaumes' au sud. La plus grande partie; était déserte et le reste

C»59) habité par des peuplades à demi sauvages.

CVtait dans ces contrées que les habitans des rives du Niger, courant barbare ment à la chasse des esclaves , faisaient de continuelles invasions pour enlever des victimes destinées à devenir un objet de trafic avec le Nord die l'Afrique ; et il y a lie» de penser que le même usage subsiste toujours dans cette partie du continent africain. Edrisi ne connut aucune des régions habitées au midi de Lamlam ; il doute même de leur existence.

Le , royaume de Bornou n'est pas désigné sous ce nom par les auteurs arabes s mais il paraît certain <que les pays décrits sous la dénomination de Zangara, Kanem, et Koukou (1) en fesaient partie, et que, des trois, Koukou était l'état le plus riche et le plus florissant. Le roi entretenait une armée nombreuse parfaitement équipée , et surpassait tous les autres princes de

(i) v Nos raisons f pour comprendre Koukou dans le royaume de Bornou , et même pour le considérer comme la partie la plus importante, seront développées lorsque nous traiterons du système géographique des Arabes.

cette partie de l'Afrique parla splendeur de sa cour. Le bas peuple , comme dans tous les états Nègres , est vêtu de la même manière : mais les marchands , qui forment une classe nombreuse v portent des habits, des tuniques et des turbans enrichis d'or ; les; nobles s'habillent , dit-on , avec des étoffes de soie., La ville capitale nommée aussi Bornou, est qelèbre parmi les Nègres, par son extraordinaire étendue.

*. En s'avançani dû coté de Y Ouest par la Barbarie, les Arabes ouvrirent continuellement de nouvelles .routes à travers le désert; et lorsque Maroc devint le siégé principal de leur puissance, Segelmessa devint aussi l'entrepôt du commerce de la Nigritie. Un autre canton , celui 'dé Varecla , probablement situé au sud de Maroc , faisait aussi un commerce considérable , et ses marchands allaient , pour chercher l'or , jusqu'à Wangara. La Nubie et l'Abyssinie furent les seules parties de l'intérieur où lés Arabes ne formèrent point d'établissement Ces contrés professant encore le christianisme dans les douzième et treizième siècles, deméurèrçqt en état d'hostilité avec les Sarrasins. Seulement

les besoins réciproques produisaient une espèce de trêve sur les confins de l'Egypte et de la Nubie ; les marchands des deux nations amenaient leurs denrées près des Cataractes de Syene et les échangeaient sans sortir de leurs territoires respectifs.

La célèbre description de l'Afrique par Léon F Africain forme le chaînon qui rattache les découvertes des modernes aux récits des géographes arabes. Pendant Tintervalle écoulé entre ces derniers et Léon , il paraît que plusieurs changemens importans ont eu lieu. Dans son ouvrage , Ghana , nommé Cano , ne tient plus le premier rang parmi les. états situés sur les rives du Niger , il est devenu tributaire du royaume de Tombuctou ; Wangara , auquel il donne le nom de Guangara , figure comme un état indépendant dont le souverain entretient une armée considérable.

L'or t qui rendit cette contrée si célèbre , se trouve , suivant Léon , non dans ce pays même, mais dans les montagnes vers le sud. Il décrit Bornou sous sa dénomination moderne, et Cassina sous le nom de Gçsena quoique ce dernier ne paraisse pas avoir acquis à cette époque la haute im-

( iàO

portance qu'il a obtenue depuis; Mais Vé vértement le plus remarquable est la fondation du royaume de Tombout , communément appelé Tombuctou , en Tannée 610 de l'Hégire [A. D* i2i5.]. Izchia, l'un de ses plus anciens souverains et. l'un des plus puissants et des plus guerriers , soumit et rendit tributaires tous les états environnans dont les plus importans étaient Ghineaou Genni, Melli, Casena, Gouber, Zanfara et Cano. Cependant la capitale n'était rien moins que magnifique ; des maisons construites en forme de cloches, dont les murs consistaient en claies enduites d'argile et. les toits en roseaux entrelacés, offraient sans doute un aspect peu agréable : cependant une mosquée et le palais du roi étaient bâtis en pierres. Un architecte mandé de Grenade avait construit ce dernier. Il s'y fabriquait une grande quantité d'étoffes de coton ; les marchands possédaient d'immenses riche&ses, et deux tTentr'eux avaient épousé des filles du roi.

La ville est abondamment approvisionnée d'eau , au moyen d'écluses qui retiennent celle du Niger à l'époque de ses débordemens. Le pays est riche en grains , en bes-

tiaax , en toute espèce de denrées nécessaires à la vie, excepté le sel qu'il faut apporter de Tegazza, distant de 5oo milles ; il est devenu quelquefois si cher, que Léon a vu vendre une charge de chameau quatrevingts ducats. Le roi a une cour brillante et beaucoup de meubles d'or dont quelques tins pèsent jusqu'à treize cents onces. Il entretient trois mille hommes de cavalerie et une infanterie nombreuse ; la plupart des soldats sont dans l'usage d empoisonner leurs flèches. On n'élève point de chevaux dans le pays , on les y importe de Barbarie ; ils sont très recherchés» et toutes les fois qu'il en arrive , le roi se réserve le droit d'en choisir un certain nombre dont il donne toujours un bon prix. Les manuscrits sont particulièrement indiqués, non- seulement comme un des objets qu'on importe de Barbarie , mais comme celui qui procure le plus de bénéfices. Les Naturels , doux et gais , passent la plus grande partie des nuits à danser et à chanter. La manière dont la ville est construite l'expose à de fréquens et violens incendies. P^ofre auteur en cite un qui, en moins de cinq heures, en consuma la

moitié. Le mahométisme domine dans le pays: mais cette intolérance dont on a tant parlé récemment , s'exercerait , suivant Léon, envers les juifs qui en ont tout jours été rigoureusement exclus.

Cabra , ville bâtie de la même manière , mais plus petite , située sur le Niger , à douze milles de Tombuctou , était le port où les marchands s'embarquaient pour les contrées occidentales de la Guinée et de Melli. La Guinée est dépeinte comme une région immense de 5oo milles de long sur 25o milles de large , côtoyée par le Niger jusqu'à l'embouchure de ce fleuve dans l'Océan, extrêmement fertile surtout eu coton , qui forme la principale branche de son commerce. Pendant les mois de juillet , août et septembre , les.marchands de Tombuctou profitent du débordement du Niger qui couvre presque tout le pays, pour transporter leurs marchandises dans des canots légers formés d'un seul tronc d'arbre ; ils naviguent à la rame durant le jour , et passent la nuit à terre après avoir amarré leurs embarcations au rivage. Ce fut au temps où Léon écrivait qu'Izchia, roi de Tombuctou conquit la

- X '45 ) Guinée. Au midi de T6mboùck>t> est la contrée de failli, arrosée paf urte* rivière' qui se jette dans le Niger : aussi fètrtllé que 1 la Gêifiée, ce pays est peuplé de èommercatis et à artisans qui possèdent de 'grandes richesses ; ses habitafis etttb Passèrent les prerhiefs, dit-on*, là teKgton dfe Mohô-> met, H àe montraient supérieurs k tmiS les

auireâ $tâgfe& en esprit , en urbanité , en

indu si i\ë. Au nord de la Guinée se trorP vait Guàtata, probablement Wâflët, q&i; paraît aYoir'éré, dans un temps, le centre de la' puissance maliométane ért Afrique / et le principal iharcbé dés négotians de la Barbarie : mais biétalôt après sa fondaiion , la ville de Tombouctôû f plus favorablement située; attira tout le eoiftiiiercê& elle, et Gualala finit, comme tous les états voisins , par devenir tributaire du roi Izchia.

À Végard du Niger , les auteurs arabes adoptèrent un système tout-à-fait à part.

Hérodote, Mêla et Pline avaient supposé que la rivière centrale de l'Afrique* se dirigeait vers Test et se jetait dans le Nil : les Arabes , au contraire , la firent

sortir de la même source que le Nil , et couler, vers l'ouest ; ils appliquèrent à Tune et à l'autre la .roêpie dépQroimtion,, en* les distinguant 'SP.Nil d'Egypte et NU des Nègres. Gana, situé sur le Nil des Nègres, à peu-près au poijit milieu, entre l'endroit où ce. fleuve, se sépare du Nil d'Egypte, et celui où l'on supposait qu'il terminait son cours, devint la métropole de tou$ les établissemens mahonjétans de cette, ré* gion , la principale voie de communication avec, l'Afrique septentrionale, et, par conséquent, la plus abondante source derenseignemçns. Par suife de leur première hypothèse , les auteurs arabes placèrent l'embouchure du Nil des Nègres dans la mer, à quarante journées de marche de Gana , et , près de cette embouchure., Oulil, où tous les royaumes situés sur les bords du fleuve allaient s'approvisionner, de sel. Si Ton parvenait à déterminer la position d'Oulil, on tiendrait la clef de tout le système de la géographie arabe; rasq* la solution de ce problème offre des difficultés presqu'insurmontables. A en juger parles quarante journées de marche à partir de Gana, les trente journées à p'artir d'Aga-

< '47 )' des , qu'il (allait parcourir pour arriver à Oulil , cette dernière ville ne pouvait se trouver située sur 1-Océan , à moips qu'on ne suppose d'énormes erreurs dans les calculs de distance des auteurs arabes. Les expressions d'Edrisi permettent de penser que par mer il a voulu désigner un grand lac : mais d'après l'ensemble de son ouvrage ,* nous soupçonnons plutôt qu'il a pris un lac pour la Hier ,*et quelque point de la rive opposée pour une lie. Les géographes postérieurs paraissent mieux informés : Ibn-al-Wardi, sans dqute instruit par le rapport de voyageurs qui avaient fait le tour du lac , semble avoir connu Terreur d'Edrisi ; il décrit Oulil comme une ville située sur la rive d'un Bahr(mev ou lac) (1). Un géographe plus moderne ( Schehabeddin ) dit. expressément que la branche du Nil qui passe par Djenawa (Gana) ne va point jusqu'à la mer. (a) Lé major Rennell remonte jusqu'à Oulil par les étymojogies suivantes : Walet , Oualet, Oulili , Oulil. Si Walet , ou quelque partie

(«) NoL des Mao. du Roi , u, c£, £a) 1b. u, iW. ,

.flç. son .territoire est r&ittemërt 'Odlil , alofs la mer indiquée par E&risi seïait probattement dé lac OMbbte' ) cêpeïi&àtiY^s distances qu'il indique paraissent! mieux convenir encore k mi tac plat'é à Fest de rTombooclou , de 'l^xisfence duquel ont ;p9flé des :Yoyige»rs modernes. ' . ;

A l'Est <ïe Gana , Watagàra est connu sètr- Jement par lies relations des Arabes ; leur description dé Cangtf B*âccoride parfaitesment af ec les notfcttïside Browfté et d'Hornèmann • si habitent eiït rapprochées par le major 'Rfenriell (i). Mais'ufte grande tibsruiiité.enveloppe l'intervalle compris entre Cïanga eb le Nil: nous pensons 'que, sur cette partie; lies auteurs iildcfèrtles ont mamqué-d'exatfftude. f

Lés anci©n$ écrivains arabes s'âècordent à représenter KôUkftu comme iè plus riche, le. plus puissent dé lotos les royaumes africaine de ces cotitréés*; dans xiàé cartes , Koiikou se trouvé placé dans une partie jusqu'à présent inexplorée par. les voyageurs modernes, entré le nord de B^nou et cette portion de la Nubie limitrophe de

(i) Illustrations of Hornemann. ch. 3,p. i5&

( «49 ) 1! Egypte. Dans ce cas , il resterait à faire encore une importante découverte, caria position qu'on assigne à ce royaume est incompatible avec les données suivantes d'Edrisi : — De Gana à Canga, près d'un mois et demi de marche vers Test ; de Ganga à Koukou, vingt journéesau nord ; de Koukou à Gana , un mois et demi ; ce qui forme un triangle complet. En examinant sa construction , on trouvera Koukou trop reculé vers le nord et même incliné vers l'ouest de Canga., tandis qu'il devrait se trouver directement au nord- est de cette ville- ; enfin cette position tombe' précisément sur la capitale actuelle du royaume de Bornou. Koukou et Bornou seraient-ils la même ville ? il y a lieu de le croire ; d'après le caractère de grandeur extraordinaire (i) attribué à ces deux villes plus qu'à aucune autre cité de cette partie d'Afrique.

Browne fait ment ion de Dar-Coulla comme ' d'une contrée voisine de Canga on Fîttri ; et il n'est pas difficile de supposer qu'à Té-

(i) Celeberrima et niagnitudine praestans. — Edrisi. The population of Boroou is dVscribcd as a countless multitude. — Association , (1709.) p. i44-

( »5o) * poque en question , ce nom avait urie plus grande extension.

Voici tout ce quîEdrisi nous apprend sur les distances existantes entre Koukou et le Nil :

de Koukou à Ta m aima, Est , 12 journées ; de Tamalma à Matthan , 1 2

de Matthan à Angimi , 8

d'Angimi à Zaghara , 6

de Zaghara à Matthan , 8

de Matthan à Tagua , i3

Tagua touche à Nuba.

Nous avons vainement cherché , nous l'avouerons , à débrouiller les détours de ce labyrinthe. Zagara ( Zagua d' Abulf eda ) pourrait être considéré comme le moderne Zeghawa, dépendance de Darfour; Angimi ( Begama de Ibn-al Wardi) comme le moderne Begarmée ou Beghermy : passé ces deux suppositions, nous n'en hasarderons aucune sur des données auxquelles , suivant nous , on ne saurait accorder une grande confiance.

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