‹ Histoire complète et méthodique des théatres de Rouen (volume 2)Chapitre 10 sur 23 · AUX NORMANDS · texte numérisé non relu

AUX NORMANDS

Sous des pommiers en fleurs, dans les bras du sommeil, J'attendais en repos le moment du réveil, Quand un aimable enfant, au céleste visage, M'apparut tout-à-coup sur un léger nuage. Je le pris pour PAmour à son air gracieux, Mais le feu créateur qui brillait dans ses yeux, De ses charmes divers la parfaite harmonie,

DR6 ABTS. ie?

Tout m'iittirvisifc' enfin que 6'«4ail le Génie.

Pour voltiger vers moi le Dien prend son essor :

Acceptez, me dit-il, cette médaille d'or...

J'obéis à sa voix avec reconnaissance.

A mes yeux étonnés vers le ciel il s'élance.

Et semble m'inviter, par un dernier signal,

A jeter mon regard sur le riche- métal.

J'y lus des mots tracés par une main hardie,

J'y lus avec orgueil : Gloire à la Normandie !

Et sur l'autre revers, gravés en traits de feu.

Les grands noms de Poussin, Corneille et Boïeldieu.

Hélas! pour mon malheur, je rouvris la paupière...

Normands, vous devinez ce qui vous reste à faire.

Par un Normand.

Afin de ue pas laisser de doute sur ce qui restait à faire, on avait placé, après le mot fairë^ un renvoi au bas de la page, 11 était ainsi couçu : « Une souscription pour une médaille d'or en rhouncur de M. Boïeldieu est ouverte chez M. Jacquin, marchand de musique, rue Grand-Pont, 65, à Rooeo. » Les souscriptions étaient reçues également chez M. Casimir Canmont, rue du Fardeau.

A la troisième représentation de la Darne blanche, le ier mars 1826, cet opéra a encore été précédé du prologue, et celui-ci précédé d'une ouverture d'une des œuvres de Boïeldieu, celle de Charles de France. Les portes et les bureaux ont encore été ouverts à quatre heures, pour ne commencer le spectacle qu'à six heures et demie. Boïeldieu a de nouveau dirigé rorchestrc et a paru sur la scène après la chute du rideau.

Le journal contenait ce jour*là une pièce de vers à

ieg THEATRE

rheureux auteur de la musique de la Dame blanche par Mme w***. La voici :

Boïeldieu, c^est dans ta patrie

Qae tu" Tiens caeillir des lauriers»

Non ceux qu^on voit briller sur le front des guerriers. Mais ceux dont Apollon couronne le génie.

Sans rivalité, sans envie, Ici tout applaudit tes merveilleux accords ! De tes concitoyens accueille les transports; Ravis de ton triomphe, ils ont part à ta gloire. Et le nom de Rouen, qu'au temple de Mémoire Corneille et Jouvenet ont jadis illustré, Par toi d'un triple éclat se verra décoré. Et quel droit n'as-tu pas à ce public hommage, Quand d'un prince éclairé le glorieux suffrage De ton dernier chef-d'œuvre a marqué le début ! Du second des beaux-arts ta muse atteint le but; Tu sais peindre et toucher... et la plus noble flamme

Anime tes divins concerts.

Et jusques dans tes moindres airs. En traits de feu nous révèle ton âme.

Beniowskiy le Calife et le Nouveau Seigneur Sont pour ta Dame blanche un cortège enchanteur. Sous un climat glacé, au fils du roi d'Ithaque, Tu sus prêter des chants dignes de Télémaque (1), Et toujours le génie inspira tes travaux. Poursuis-les, Boïeldien, ta gloire nous est chère, Et puisse encor longtemps ta tendre et digne mère Applaudir avec nous à tes succès nouveaux.

Boïeldieu quitta Rouen le 14 mars, trop tôt pour que (i) Télémaque fut composé en Rus^e.

DBS ARTS. 9^

l'on pût réaliser le projet de lui offrir une médaille frappée en son honneur. Les fonds de la souscription reçurent donc une autre application^ l'achat d'une tabatière en or, qui lui fot donnée la veille de son départ par une députation des souscripteurs, que préaidait M. Casimir Gaumont. (Voir d'autres détails au chapitre des incidents./

Le chef-d'œuvre de Boïeldieu a été chanté deux fois en février, six en mars et deux en avril.- Avec le système adopté de nos jours on l'eût donné cent fois de suite.

Le Maçon, opéra en trois actes, orné de plusieurs décors nouveaux par Philastre, peintre décorateur du théâtre, paroles de Scribe et G. Delavigne, musique de Anber. Première représentation le iS décembre 1885. iM>B« Lecouvreur a créé le rôle d'Irma, Bié celui du serrurier. Autres artistes : Rodel, Alfred, Mii« Boyer et M»« Scriwaneck.

Le Pensionnat, en deux actes, copie presque textuelle des Visitandineê, paroles de Picard, musique de Devienne. Première représentation le iO juin 1835.

Robin des Bois ou les Trois Balks, opéra-féerie en trois actes, musique du chevalier Carl-Maria Weber, paroles de Gastil-Blaze et Sauvage, orné de plusieurs décors nouveaux, par Philastre, élève de Giceri, peintre décorateur du Théâtre-des-Arts (1). Première représentation le 19 août i8â5. Les rôles ont été créés par Rodel, Boullard, Chardon, Léopold, Edouard, Mii«> Langle et Boyer.

(1) FresiMtZf de Kind, musique de Weber. Kind et Weber étaient tous deux Allemands.

^â THEATRE

théâtre, et Scriwaneck, de Torchestre. Mais voici le plus remarquable. Dans ce concert, le piano a été tenu par Boïeldieu lui-même, alors à Rouen pour les répétitions de la Dame blanche. Il a dirigé le chœur de Beniowski, chanté par les amateurs de Rouen.

INTERMÈDES. — L'intcrmèdc musical a eu la préférence.

Ouverture de la Cenerentola de Rossini (mai i825).

Ouverture de Gabrielle d'Estrées de MéhuI (mai 1835).

Physique amusante, par Jules Rovère, professeur de magie naturelle, connu par se9 succès à Bordeaux, Lyon, Marseille, etc. (deux séances en juin i835).

Ouverture des Mystères d'Isis (juin i825).

Un septuor de Beethowen^ exécuté par les artistes de Torchestre (juin i8â5).

Le jeune Sigismond, de Ptaun^ âgé de treize ans et demi, possesseur de la grande médaille académique de l'Université de Rome, académicien philharmonique de Bologne, membre honoraire de toutes les institutions philharmoniques impériales et royales de TAutriche et de l'Italie, et élève de Mayeseder, Tun des plus célèbres compositeurs de Vienne, a exécuté sur le violon : lo un concerto de Mayeseder, â» un air varié de Lafont, S» une première polonaise de Mayeseder, 4» un concerto de Rode, So un air varié composé par lui-même, &> une troisième polonaise de Mayeseder (août 1825, en deux soirées).

Une fantaisie sur la romance Faut Foublier, disait Colette, de la composition de Tulou^ exécutée par Bidal^ son élève, flûte engagée au Théàtre-des-Arts (septembre 1825).

L'ouverture du Jeune Henri à grand orchestre a été reprise en octobre 1835.

Auguste Réthaller, artiste attaché à l'orchestre du Théàtre-des-Arts, a exécuté un concerto de basson de sa composition (janvier i836).

BALS. — Il y a eu grand bal de nuit paré et masqué, à onze heures, après le spectacle^ les dimanches 22 et 29 janvier 1826, le jeudi 2 février, le dimanche gras 5 du même mois et le mardi gras, bien entendu (1).

Les bals de 1826 ont rapporté ensemble 1 1 ,225 fr. 75 c. , produit net. C'était un peu plus que Tannée précédente.

La clôture de Tannée théâtrale a été faite le jeudi 20 avril 1826. Le spectacle commençait par le Mariage extravagant, vaudeville, et finissait par la tragédie de Uacine, Athalie, avec Talma et M™« Petit.

Toutefois Talma, Delaistre et W^^ Petit ont consenti à jouer le lendemain Charles VI. Leur succès a été tel qu'ils ont dû le donner encore le dimanche suivant. Cette dernière représentation a compté dans l'abonnement de 182&4827. C'était une manière adroite de pousser à l'abonnement immédiat pour Tannée suivante. L'idée était au moins originlde.

IHCIDBHTS.

Par ordre chronologique et aussi en vertu de son importance, l'interdiction de Tartufe, levée après tant de

(1) En 1826, P&ques était le 26 mars. On a fait relâche le jeudi, le vendredi et le samedi saints et le jour de Pftques.

difficultés, se placerait bien ici^ mais nous en avons parlé trop longuement à propos de Touverture de cette année théâtrale pour y revenir de nouveau.

En mai 1825, on a appris la mort de W^^ Florini, décédée à Paris, à la suite d'un accouchement. Cette artiste avait été à Rouen première chanteuse à roulades en i822-1825.

Nous avons dit que les débuts avaient été difficiles. Eu voici la preuve. Le 3 juin 1825, trois semaines après la réouverture, le directeur Morel publiait un avis pour « prévenir messieurs les locataires et abonnés à Tannée que les éliminations qui avaient eu lieu aux débuts dans les emplois principaux tant de la comédie que de Topera, Tattente du succès des démarches qu'il avait faites pour remplacer prooiptement ceux de ses pensionnaires qui, pour eux et bien plus pour lui, avaient eu le malheur de succomber, lui ôtaient dans ce moment la possibilité de subvenir aux représentations journalières qu'il avait promises dans son prospectus d'abonnement, sauf quelques exceptions; que de plus il se trouvait, par l'inévitable conséquence de la mutilation de sa troupe, dans la fâcheuse impossibilité de penser à monter des ouvrages nouveaux jusqu'à ce qu'il eût réussi à la compléter.

« Désirant par-dessus tout, dans cette circonstance critique, conserver l'estime du public et ne pas donner lieu contre lui à des plaintes d'intérêts particuliers, il croyait devoir offrir à MM. les abonnés en général le retrait de leur abonnement, en le limitant au premier moià, qui allait écheoir le 6 juin, et, malgré les grands sacrifices qui lui avaient été imposés, il ne conserverait pour indemnité

que celle du mois ordinaire de rabonnement et rendrait ce qu'il avait touché en excédant. »

Morel ajoutait qu'il serait très-reconnaissant envers MM. les abonnés qui ne voudraient pas profiter de son offre 'et persisteraient dans leur abonnement par leur silence.

Il est évident qu'un directeur perd plus que qui que ce soit aux jours de relâche qu'il est obligé de faire, puisque les charges sont toujours les mêmes et que chaque jour lui apporte une mas|e de dépenses à solder, qu'il y ait recette ou qu'il n'y en ait pas. Donc, si Morel cessait de s'engager à des représentations quotidiennes, c'était conti^aint et forcé.

Mais rien ne le contraignait à exonérer les abonnés de leurs engagements. Moins honnête homme, il eût soutenu que l'infraction de sa part aux conditions de l'abonnement, par le fait de quelques soirées de relâche, était un cas de force majeure. L'avis que nous venons de reproduire fait donc le plus grand honneur au directeur Morel.

Les abonnés ne profitèrent pas de l'offre qui leur était faite, et ils firent bien d'avoir confiance, car la continuation des débuts et l'engagement successif d'artistes parisiens pour une série de représentations permirent au directeur d'ouvrir sa salle tous les jours comme par le passée ou plutôt de ne faire relâche que le samedi, comme déjà l'habitude en était prise depuis plusieurs années tant par lui que par ses pfédécesseurs.

Granger, ancien acteur et directeur des théâtres de Rouen^ est mort, en octobre ISSâ, à Vernon, où il s'était

retiré depuis quelque temps. Ce comédien, qui avait été rémule de Mole et le rival de Fleury, laissait après lui la réputation d'un honnête bomme^ doué des qualités privées qui attirent l'estime et l'amitié. Granger était âgé de près de quatre-vingts ans. Littérateur distingué, il a contribué doublement aux succès de Desforges, qui lui devait plusieurs scènes de la Femme jalouse.

Nous avons dit que Boieldieu était venu diriger les répétitions de la Dame blanche. Le directeur eut l'adresse, pendant que l'illustre compositeur était à Rouen, défaire représenter, presque chaque jour, un de ses opéras : Beniowski, Zoraïme et Zulnar, le Nouveau Seigneur, Jean de Paris, Ma Tante Aurore, le Petit Chaperon rouge et la Fête au Village voisin. Le 10 février i826, après la représentation de Beniowski, dont il avait luimême le matin soigné la répétition, Boieldieu a été demandé par tous les spectateurs et amené sur la scène au milieu de bravos et d'applaudissements unanimes.

Voici une lettre inédite de Boieldieu qui a trait à la Dame blanche :

« Je souhaite le bonjour à M. Morel. Je lui ai envoyé hier soir par la diligence, rue du Bouloy, le,premier acte de la partition de chant. Voici le troisième, et probablement je recevrai aujourd'hui le deuxième. Je l'expédierai aussitôt.

<c J'ai mis au crayon rougê beaucoup d'indications qu'il est bon de faire observer aux acteurs.

(( J'avais aussi fait laisser une ligne en blanc au-dessus de la basse, sur laquelle je viens de passer une par-

tic de la nuit à mettre les instraments de rentrée, de manière à ce qu'on puisse conduire l'orchestre sur cette partition. Il serait bon que M. le chef d'orchestre, à qui je fais mes compliments, prit connaissance de cet extrait de partition et qu'il dirigeât dessus les répétitions d'é^ tude qui se feront avant mon arrivée. Il faut aussi que mon ancien camarade de collège, Manyer, ait sous ses yeux cette partition quand il fera répéter ses choristes.

<« Je n'ai point eu le temps de marquer les mouvements au métronome, mais ces mouvements sont tellement bien indiqués et la première phrase tellement précise de caractère qu'on ne peut pas s'y tromper. Je rectifierai d'ailleurs tous ces mouvements.

(( Je renouvelle à M. Morel l'assurance de mes sentiments distingués. Il verra sans doute, dans le Journal des Théâtres d'aujourd'hui, un article qui le satisfera. Qu'il soit parfaitement rassuré : si les autres villes peuvent jouer un mois après Rouen, ce sera tout au plus, et je ne le crois pas, vu la lenteur des ouvriers qui gravent cette partition, qui est très-volumineuse.

<{ Son dévoué serviteur,

a BOÏELDIEl].

« Je le supplie de faire remettre à l'ami Fournier le paquet ci-joint, qui contient la collection des airs, duos, trios, etc., pour piano. Quelques acteurs pourront aller chez Fournier prier madame de les accompagner sur ces morceaux gravés, cela leur donnera les intentions générales d'orchestre et d'harmonie. »

Un jour, à la fin du Baiser au Porteur, malgré l'usage établi, on se borna à chanter le seul couplet du vaude-

in THÉÂTRE

viJle final adressé au public. Des Toix nombreuses ont de suite, mais en vain> réclamé les autres couplets; le rideau est tombé sans qu'on fit droit à cette réclamation. Il se relevait pour la pièce suivante, quand le bruit a recommencé de plus belle. Le régisseur est venu dire que le Baiser au Porteur avait été joué comme à Paris, ce qui occasionna un redoublement de tapage. Le commissaire de police eut beau promettre qu'à la prochaine représentation les couplets seraient restitués, rien ne calma les spectateurs. Après une interruption très-prolongée, il fut arrêté, par accommodement, que les couplets seraient lus séance tenante. En conséquence, chacun des acteurs, en déshabillé et la brQ(^hure à la main^ est venu s'acquitter d'un devoir auquel il n'aurait pas dû se soustraire. De nos jours — en 1868 — on supprime aussi des couplets, mais le public, devenu pusillanime, reste coi sur ses mauvaises banquettes, et les artistes, derrière le rideau, lui font des pieds-de-nez.

Autre exemple de la sévérité du public d'alors. On jouait Jean de Paris. La princesse de Navarre s'est crue outragée par un signe improbateur pour une faute qu'elle venait de commettre, et s'est adressée directement au public pour se justifier en s'excusant sur l'état de malaise où elle se trouvait. Les artistes ne doivent jamais parler aux spectateurs. Des sifflets le rappelèrent à la princesse, et les marques bruyantes de désapprobation ne cessèrent pas avant qu'on l'eût emportée sans connaissance hors de la scène.

Aujourd'hui on tolère tout ; je dis tout.

ADDée théAtpale 1896*1897 (1)

Après quinze jours de clôture, le Théàtre-des-Arts a fait sa réouverture le samedi 6 mai par :

lo Tartufe, comédie;

2o Le Mari et t Amant, comédie.

On remarquera que le directeur a tenu, celte fois encore, a commencer par Tartufe; mais le chef-d'œuvre de Molière n'a pas attiré autant de monde que Tannée précédente à pareil jour.

Les débuts ont eu lieu :

Pour la comédie, le vaudeville, etc., dans Tartufe, le Mari et l^jfmant, Eugénie, VAbbé de VEpée, le Roman d'une heure y Guerre ouverte, le Dépit amoureux, les Rivaux d'eux-mêmes, là Femme jalouse, \e Petit Enfant prodigue, la Suite d'un Bal masqué, les Châteaux en Espagne, V Ecole des Maris, le Glorieux, V Honnête Cri minely le Tyran domestique, V Ecole des Femmes, la Petite Ville, ÏEcole des Vieillards et ÏEcole des Pères.

Pour l'opéra^ dans Biaise et Babet, ï Opéra-Comique, Jean de Paris, Ma Tante Aurore, le Barbier de Séville, le Rossignol, Adolphe et Clara, le Tableau parlant, la Caverne, le Petit Chaperon rouge, le Traité nul, le Pensionnat, la Mélomanie, la Maison isolée, Euphrosine,

(!) Cinquième de la direction Morel.

â80 THÉÂTRE

Camille, Sylvain, le Nouveau Seigneur du Village, le Prisonnier, la Belle Arsène et Joconde.

Ces débuts ont été enlevés assez promptement, et la troupe a été constituée définitivement ainsi :

Comédie :

Saint-Elme, premier rôle Fr. 7,00()

Ernest, jeune premier. S,(SOi)

Delacroix, 2n»e et 3™« amoureux (1) 3,000

Roblin, raisonneur 3,600

Massin, père noble (2) 5,000.

Louis, financier-manteau (3) 4,800

liste, premier comique 5,000

Mouchot, second comique 2,700

Raynal, second père 2,700

Leprince, Ricquier, CoUange, utilités.

M°»e Simonet, premier rôle 5,600

Mme Saint-Elme, jeune première 5,000

W^^ Joséphine, troisième amoureuse.

Mii« Mouchot, troisième amoureuse.

Mme Duversin, mère noble, caractères. . . . 4,000

Mm« Clairançon (4), première soubrette 4,500

M™« Saint-Estève, seconds caractères 2,000

M™« Fleury-Chapron (5), amoureuse, ingénuité. Mlle Kerkoven et M"» Mouchot, utilités.

(1) Après réchec de Saint- Albain à sa rentrée.

(2) Après réchec de Thérigny et de Villeneuve. •

(3) N'a fait qu'uae rentrée après une année d'absence.

(4) Venant de Lyon, — était fille de Chapron, qui avait tenu dans le temps à Rouen le rôle de père noble.

(5) Sœur de M™« Clairançon.

Opéra :

Andricux (1), première haute-contre, Elle-

viou Fr. 10,000

Ténar, haute- contre, Philippe, Gavaudan. 10,000 Léon Chapelle, deuxième haute-contre, premier Colin 5,S0O

Joseph (:2), troisième haute-contre,

deuxième Colin 2,700

Valbonte, Martin, Laïs, Solié 12,000

BouUard (3), première basse-taille 6,000

Chardon, deuxième basse, tablier 5,400

Lemaire, troisième basse-taille 2,400

Bié, Laruette, Juliet 3,400

Jouanno, trial, Lesage 4,2(M)

Leprince, Adam, Ricquier, Collange, Laborde. Deschamps, Chapiseau, Bertrand, Durbec et Garih, utilités.

Mme Dangremont, première chanteuse à

roulades (4) KÏ.OOO

Mii« Langle, première chanteuse sans roulades 6,000

M«ne Certain, première Dugazon, St-Aubin . 5,800

M"« Boyer, deuxième Dugazon 4,000

Mlle Joséphine, troisième amoureuse 2,600

l-Wka

(1) Agé de 20 ans, élève de Técole de Ponchard.

(2) Rouennais, accepté après Téchec d'Edouard à sa rentrée.

(3) Ou Boulard, suivant d'autres.

(4) Plusieurs années auparavant, elle avait tenu à Rouen remploi de deuxième première chanteuse, sous le nom dn M^^ Julien •l-.evasseur.

M«ne Louis-Fabre, duègne, Margot (i) 4,200

M>n« Defite, mère Dugazon (â) 3,600

Mncs Aimée Guiho, Charlotte Kerkoven, Clément, Caroline Kerkoven, Rose d'Étain, Laborde et Héloïse, utilités.

Philastre, peintre décorateur Fr . 3,800

Collet, régisseur. 3,600

Mouchot, second régisseur.

Schaffner, chef d'orchestre.

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