Partie et Revanche ou les Besicles et les Moustaches
vaudeville en un acte, par Scribe, Francis et Brazier. A la première représentation, en janvier 1826, le rôle de la Durandière à été créé par Bernard-Léon, artiste du théâtre de Madame.
La Petite Scmr, vaudeville en un acte, par Scribe et Melesville. A la première représentation, en novembre 1825, Léontine Fay a créé le rôle de Jenny.
Racine chez Corneille, comédie. Voir page 249 la célébration de la Saint-Pierre.
Riquet^'la^Houpe, folie-vaudeville en un acte, par
36t THÉÂTRE
Sewrin et Brazier. Première représentation en janvier 1826.
. Le Roman, comédie en cinq actes et en vers, par Dolaville de Mirmont. Première représentation en septembre 1825.
Sage et Coquette ou l'Ecole des jeunes Filles, vaudeville en un acte, par Merle, Brazier et Dumersan. A la première représentation, en juillet 1825, M^'e Jenny Vert- Pré y a créé le rôle de Finette.
Stanislas ou la Sœur de Christine , vaudeville en un acte, par Théaulon et Eugène (Lamerlière). A la première représentation, en juillet 1825, M"« Jeuuy Vert-Pré y a créé le rôle de Pauleska.
Vatel ou le Petit-Fils d'un grand homme, vaudeville eri un acte, par Scribe et Mazères. A la première représentation, en janvier 1826, le rôle de Vatel a été créé par Bernard-Léon, artiste du théâtre de Madame.
La Veuve du Malabar, vaudeville en un acte, par de Saint-Amand. Première représentation en octobre 182o.
La Vieille de seize ans, vaudeville en un acte, par Melesville et Garmouche.^n juillet 1825, lors de la première représentation, M"« Jenny Vert-Pré y a créé le rôle de Nicolette.
Le Vieux Garçon et la petite Fille, vaudeville en un acte, par Scribe et G. Delavigne. A la première représentation, en novembre - 1825 , Léontine Fay a créé le rôle de Matbilde, et Fay, son père, celui de M. Dubocage.
Outre les ouvrages cités dans les chapitres précédents, on a maintenu au répertoire :
l! Amant bourru, les Amants Prothée, V Amour et la
Raiêon, l Aveugle clairvoyant, — Brueys et PcUaprat.
La Carte à payer, le Collatéral, le Conscrit.
Le l>6jp»Y amoureux, les Devâ? Anglais, les D^uâ? Frères, les Detia? Ménages, les />eifâ; Précepteurs, le Dissipateur, le Distrait,
V Entrevue (reprise), les Épreuves (reprise), les Etourdis.
Les Fausses Confidences, les Fausses Infidélités, le Fatfâ? Stanislas (reprise), les Fourberies de Seapin, Fro^ sine.
La Gageure imprévue, le Glorieux.
La £rat»e d'une Femme, Haine aux Femmes, — VHomme à bonnes Fortunes, VHomme gris (reprise), VHôtel garni,
V Intrigue de Carrefour, — Je fais mes Farces, la Jeunesse de Henri V, les Jeux de P Amour et du Hasard, le Joueur, Une Journée à Versailles,
Le Legs, — le Mariage de Figaro, le Mari à bonnes Fortunes, le Médecin malgré lui, le Menuisier de Livo-nie, la Mère coupable, la Métromanie, le Misanthrope, Monsieur de Pourceaugnac,
VOurs et le Pacha, — Je Petit Enfant prodigue, la Petite mie, le Philinte de Molière,
La Quarantaine, — les Ricochets (reprise).
Le Secret du Ménage, Shakspeare amoureux, le So/dat laboureur, le Solliciteîér (reprise), le Sourd,
Le Tyran domestique, — • Valérie, — Werther.
OFÉBA. — C'est par l'opéra que cette année prend date dans rtiistoire des théâtres de Rouen. La Dame blanche, le Maçon, le Pensionnat et Robin des Bois forment le
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contingeat des nouveautés^ mais c'était suffisant^ à notre avis!
La Dame blanche^ opéra eu trois actes, paroles de Scribe, musique de Boïeldieu, précédé de Monsieur Balcon ou le Dilettante (amateur), prologue. Boïeldieu était à Rouen depuis le 9 février pour diriger les dernières répétitions de son immortel chef-d'œuvre; mais, à cause du long travail qu'ont nécessité les décors, la première représentation n'a eu lieu que le samedi 25 du même mois. Avant le prologue on a exécuté, à grand orchestre, rouverture de Beniowski.
Boïeldieu a conduit lui-même l'orchestre pour Texécution de la Dame blanche, A son arrivée au pupitre, il a été salué par les applaudissements de toute la salle. L'enthousiasme n'a pas attendu la fin de l'œuvre pour se manifester. Au commencement du troisième acte, plusieurs couronnes ont été jetées sur la scène ; les bravos ont éclaté de toutes parts, mais ils ont été véri* tablement frénétiques quand, à la fin de la pièce, Boïeldieu a reparu sur la scène, amené par Rodel (Georges Brown). Vivement ému, au lieu de laisser poser sur sa tète les magnifiques couronnes tombées à ses pieds, il les a prises toutes et les a pressées sur son cœur. A ce moment, l'orchestre a exécuté l'air Où peut-on être mieux qu'au sein de sa famille ?
Rodel, comme nous venons de le dire, a créé le rôle de Georges Brown; Alfred, quoiqu'il ne fût pas trial, a créé celui de Dikson; Boullard, celui de Gaveston; M<"« Scriwaneck, celui de la fermière ; M»» G. Lecouvreur, celui de la dame blanche; M^e Colon, celui de dame Marguerite, et Chardon^ celui de Mac-Irton.
DES ARTS. i65
Les décors du premier et du troisième acte, dus à Philastre, peintre décorateur du théâtre, ont été très*goùtés.
Dans le prologue^ Monsieur Balcon ou te Dilettante, on ridiculisait l'engoûment d'un Français à la mode qui n'admirait que la musique italienne, et on amenait ainsi réloge des compositeurs qui honorent la France, en particulier celui du célèbre compositeur rouennais. On a demandé Tauteur, mais il a voulu garder l'anonyme.
Après la représentation, les musiciens de Torchestre et les choristes du théâtre se sont rendus sous les fenêtres de Boïeldieu et y ont exécuté Touverture de la Dame blanche et des fragments de l'introduction et du chœur final. Un grand nombre de curieux, attirés par cette sérénade, se livraient à des bravos et à des vivat répétés, quand le commissaire, ceint de son écharpe, est venu verbaliser contre les artistes, qu'il prenait en flagrant délit de tapage nocturne. Une sérénade à Boïeldieu du tapage nocturne ! Que les temps sont changés ! Aujourd'hui on donne, sans être inquiété, des sérénades encore plus nocturnes à des auteurs qui ne vont pas à la cheville de Boïeldieu, on leur offre même des banquets après le spectacle, dans le grand foyer, transformé en salle à manger; tandis que Boïeldieu, après la première représentation de la Dame blanche, a tout bonnement mangé un peu de viande froide chez le directeur, rue des Charrettes, près des Consuls ; Mm« Morel, l'excellente cantatrice, lui faisait, il est vrai, les honneurs de ce modeste goûter^ c'était une compensation pour un compositeur! — Morel avait mis sous la serviette de sou hôte un billet de 1,000 fr. à titre d'épingles.
Ainsi il en faut rabattre de ce qu'a dit un orateur qui,
au bauqaet offert à Gcfnnod après la [vemière de Faus(, a parié de la réception faite à Boieldien après la première de la Dame Blanche. Nous y reviendrons phis tard, en temps opportun.
Quant au procès pour tapage nocturne, il s'est terminé par la condamnation des artistes de Torchestre dans la personne de leur chef. Il a été, si nous avons bonne mémoire, condamné à i fr. SO c. d'amende et aux frais.
I/>rs de la deuxième représentation^ le lundi 27 février, on a commencé par Touverture de Jean de Paris. Ce soir-là, quoique le spectacle ne commençât qu'à six heures et demie comme de coutume, les portes et les bureaux ont été ouverts par ordre dès quatre heures. Le 25, ils l'avaient été à cinq, et cependant la foule, qui faisait queue depuis deux heures d'après midi, avait été telle qu'une heure et demie n'avait pas suffi pour distribuer les billets et placer tout le monde sans difficulté. Boïeldieu^ demandé après la représentation, n'a pu se rendre aux vœux du public, la m^t d'une parente trèsproche l'ayant empêché de se rendre au théâtre.
Le lendemain de la seconde représentation de la Dame blanche on pouvait lire dans le journal cette pièce de vers :